Mardi 1 février 2005

[ catégorie : zéro battant ]

Fonctionnalisme, unique théorie. emballer neuf, se faire ingénieur de créa - créativité, s’entend comme, pensez, saisis, pour la plupart, de l’engin
son embellissement et, c’est là que
- mystère, c’est là insondable, là où cette transformation, un record – recourant
au malléable

able
able de ce
qui
qui qui
qui - "interne-caché", si l’on veut – fonctionne, mécanique.
acting, keep keep, en cette absence perceptible et par exemple, pelable
pour ce qu’on sait de l’accès. à la chose, qu’a – ou qui sait, pas
le public, et soudain emphatique - le beau lombaire public.
avec pour unique mise, le temps
nécessaire, ô cet alloué. ne jamais se balancer de la protection, elle
naturelle, instinctive méfiante (ô), à la vue de celui
lui qui qui qu’on
appellera - pourquoi pas - un transformateur.

        La réalisation, l’aboutie, c’est toute sa préoccupation

– sinon quoi, la proposition.peut-être (oh !) mais n’est que parallèle !
: enveloppe, simple, comme parer -

(au moins douze soupirs, puis réflexif)

en parer, on y revient.
hors intempéries, on s’améliore.
au plus large, si.
l’admettrons largement.

Lundi 31 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]

Le dossier de candidature ci-dessous a été posté dans l'après midi. Vous souhaitant bonne réception, Cordialement.

Cel



Tourner autour

«   (…) le boulevard périphérique aide et accélère la circulation, permettant à la fois d'éviter de se confronter à la ville en restant à l'extérieur et d'atteindre plus rapidement sa cible à l'intérieur. Le boulevard périphérique est la seule route qui ne commence pas quelque part et qui ne mène nulle part.
(…) Mais si l'automobiliste emprunte la voie périphérique pour aller plus vite, n'est-ce pas par refus de l'efficacité que l'artiste se plait à la déambulation circulaire ? Pour ne pas aller tout de suite vers la cible, ou même pour ne pas avoir de cible ?
(…) Tourner autour pour mieux voir ou pour mieux montrer ? Tourner autour pour changer de point de vue ou pour ne pas choisir un point de vue dominant ? Tourner autour pour se déplacer ou pour ne pas s'arrêter ? Tourner autour pour moins de théâtralité ou pour plus de spectacle ?
(…) d'envisager le mouvement circulaire comme générateur de formes, de regards, de représentations, d'expériences. Comment la création artistique contemporaine s'est-elle emparée de cette posture ?   »




          première approche (2003) :


Lorsque me sont venues en tête les premières idées de travail sur mes déplacements, j’ai immédiatement décidé de noter chacun d’eux, au jour le jour et rue par rue, sans établir ce que deviendraient ces notations.
(Je savais que je sortais en moyenne deux fois par jour et que mes parcours répondaient la plupart du temps à des obligations : acheter du tabac, me rendre à l’école, faire des courses etc. Je savais également, par habitude, que malgré le caractère contraint de ces parcours je ne me limitais pas à l’emploi du chemin le plus rapide ou le plus simple pour me rendre de A à B, leur quotidienneté me poussant au contraire à chercher différentes voies, un chemin de retour qui soit autre que celui de l’aller).

J’avais simplement pensé que je pourrais, dans un premier temps, reporter sur calque ces tracés et observer ce qui résulterait, formellement, de la superposition de ces calques.

La manière de procéder était contraignante. : la notation systématique m’imposait, durant les parcours, de mémoriser - d’être donc attentive à chaque embranchement, alors que je restais autant que possible dans une idée de déambulation. Une contrainte forte, donc, mais non dans la forme, dans l’attention nécessairement portée aux nom des rues, à leur succession. Dans ce sens, elle intervenait beaucoup sur l’esprit dans lequel je cheminais : rien d’errant. Tracer, au contraire.

24/11/2003 : maison > école par rue Girardin > retour par rue du Renard > Maison >  pharmacie (affiche “samedi : test gratuit du diabète") > Poste par rue Lecanuet > l’Armitière trop tôt fermée > rue Lecanuet > Rouen piano > anpe > maison par Renard > ecole par Girardin > Renard > Lecanuet > Fontenelle > Cauchoise > contournement gauche vieux marché > rue du Gros > première droite > place pucelle > rue aux ours > bazar - achat parapluie et ours en peluche Marguerite, boule papier abat-jour, scotch > gauche rue Jeanne d’Arc > droite rue du Gros >  magasins de pompes 1 - 2 - 3 - retour 2 - achat 1 paire > retour rue du gros > contournement droite vieux marché > Cauchoise > Renard > Buffon > maison.

Je n’ai finalement pas effectué de report sur calque, me contentant de la notation par écrit des rues empruntées.
Je me doutais que cette superposition montrerait un réseau, qu’il serait en certains points saturé, touffu, que l’emplacement de mon domicile serait un point fort dans la densité de l’enchevêtrement, et que cette densité irait s’aérant au fur et à mesure que les cheminements s’en écarteraient. Que le tout resterait dans un cercle « raisonnable » , au maximum correspondant à l’étendue de la ville, ville moyenne ou se maintient la possibilité d’une traversée complète à pied et en un jour.
D’une certaine manière, une représentation mentale de ce type me suffisait.

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1

          L’idée d’une contrainte de parcours, l’itinéraire étalon :

L’idée de contraindre le parcours, dans la forme même de son tracé, et venue peu après.
J’hésitais sur ce qui déterminerait une forme de base (une forme géométrique ? une forme empruntée à un autre plan ? celle d’un cheminement effectué dans une autre ville, par exemple), que j’avais décidé d’apposer sur mon plan de ville, tirant de son chevauchement avec les tracés des rues un parcours arbitraire, comprenant des connivences (les points ou la forme de base et le plan de ville se chevauchent parfaitement), des écarts, des intersections. Cette forme pourrait s’appeler “itinéraire étalon”.

 Le premier que j’ai utilisé a été le plan d’une exposition en extérieur à laquelle j’étais conviée.
Informatif et sans joliesse, il avait dans son tracé une variété : le lit de la rivière, canalisée ou non, les points figurant les espaces dédiés aux interventions des participants, les emplacement des ponts, les chemins de promenade prévus. Tous ces éléments, dont beaucoup mis en place dans une volonté pro-touristique de rendre aisée et jolie la balade, avaient un tracé dont on sentait la dépendance à la configuration du terrain, ses dénivellés, ses infranchissables etc. 

itiartdrivesw

19/3/2004 : Essais 02 (i-é) / Cette nuit 3 idées (pour les trois, prendre pour itinéraire-étalon uniquement le chemin du parcours d’expo, avec pour une les emplacements des exposants en plus) : - Réaliser un ou plusieurs montages photo (dans ce cas différents lieux) en suivant pour les prises de vues la forme de l’itinéraire-étalon. Mon point de vue (si fixe) étant mon emplacement.
- Effectuer le parcours de l’itinéraire-étalon (à pied ou autre) dans une zone assez vaste pour qu’il n’y ait pas d’obstacles, relever la tête et noter ce que je vois* pour chaque point (emplacement d’exposant). Pour ça, le transcrire d’abord en : nombre de pas ; tourner de x degrés à gauche ; nombre de pas ; lever la tête et regarder vers x degrés à droite etc
 - Poser l’i-é sur un plan de ville : le tracé coïncidera avec des rues, mais aussi croisera des bâtiments que je ne pourrai traverser. Trouver alors le moyen de le rejoindre en contournant (par le chemin le plus court ? celui qui aura la forme la plus proche de l’i-é ?).

 Ce matin essai sur plan :  (tout-tracé    et écarts) La tentative par un schéma faisant figurer en lignes pleines l’itinéraire-étalon et en pointillés les écarts forcés entre parcours “idéal” et parcours réellement effectué. Faire plusieurs tentatives et les répertorier. Prendre mon adresse comme lieu de départ (en bout de parcours ou au point de mon emplacement). Voir si je fais des allers-retours : dans ce cas prendre un chemin différent dans un sens et dans l’autre ; ou encore : trouver le moyen d’atteindre par le chemin le plus court l’autre extrémité du tracé-étalon (si je décide que mon adresse de départ est mon emplacement sur ce tracé). Si ça marche, essayer avec d’autres points de départ que chez moi, et/ou avec différentes échelles du plan en gardant chez moi comme point de départ.
Peut-être : garder la trace* des endroits où j’ai perdu et récupéré le parcours-étalon.
*Image, photo, description de l’endroit…

iti300mw

20/3/2004
Essais 04 (i-é)
Correspondance des points :
18/19/20 : rideau
21 : plateau buffet
22 : Livre L’aventure de l’art au XXème siècle
23 : bouteille plastique
24 : Livre Inexpressionnisme
28 : étagère (3ème haut)

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2

          Les exploitations (2004-2005) :

L’itinéraire étalon me permet alors d’opérer une sélection, il m’indique des points de jonction, des rues à emprunter, des écarts à faire pour le rejoindre.
Il sert à prélever : des photos de segments de rues, d’intersections, des extraits par cadrages de recoins de mon lieu d’habitation.

(pour l'illustration, voir cette note)

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3


Ce qu’ouvre de possibilités d’utiliser l’inapproprié, de coller un plan sur un autre. Cette utilisation du plan est génératrice sinon de formes abouties, au moins d’expériences, dans le sens que sont des lignes de conduite temporaires, qui ne détiennent pas dans leur méthode les clefs de leur forme finale.
La forme d’un cercle apposée sur un plan de ville, est tout aussi “inapropriée” pour établir un plan de cheminement que la forme de ce premier itinéraire étalon, elle est tout aussi arbitraire et également génératrice. 

Mes expériences actuelles avec cette forme d’itinéraire circulaire sont un parcours de photos accompagnées de textes (en cours), et une vidéo (voir pages suivantes pour le détail)


(dernière parenthèse, pour finir / 2/6/2004 : « Citant un philosophe indien qu’il ne nomme pas (mais existe-t-il, ou est-ce que la “citation” n’est que la parfaite illustration d’elle-même ?), il dit : “Quand on regarde deux objets séparés et que l’on commence à regarder l’espace entre les deux objets, quand on concentre son attention sur cet espace, sur ce vide entre les deux objets, à un moment donné on perçoit la réalité.” Les villes, surtout quand pour les besoins de la cause on les réduit à deux points sur la carte, peuvent, j’imagine, représenter les deux objets, et le trajet entre les deux, le vide qui les sépare. En effet Paris et Marseille, sans que nous ayons besoin de chercher des ronds plus ou moins importants sur les cartes routières, ne sont plus, depuis une semaine et demi, que les deux pôles abstraits qui permettent de découvrir l’espace qui les sépare, et d’y apercevoir (et je reviens à Diana pour la remercier d’avoir parlé, aussi, de cénesthésie,  mot que j’avais relégué, sans l’avoir oublié pour autant, au grenier de l’esprit où s’entassent les mots qui ont été plus qu’utiles pour étudier les autres, et qu’on néglige d’appliquer à la vie, même si ce que l’on vit en est la fidèle représentation), grâce à l’entremise lente et patiente de tous mes sens, une réalité qui nous aurait été impossible d’entrevoir sans avoir en quelque sorte placé hors de notre vue le départ et aussi l’arrivée.
Plus nous avançons, plus grande semble la liberté dont nous jouissons. Pas du tout parce que nous approchons de Marseille. Au contraire, c’est probablement le fait de s’être éloignés du point de départ et d’avoir en même  temps perdu de vue, mais complètement, le but  du voyage, qui lui donne cette qualité. Peu à peu nous apprenons non seulement à regarder l’espace dont parlait l’hypothétique philosophe indien, mais à l’être avec tout ce que nous sommes. Et cet espace entre les objets, du moment que le regard les laisse en dehors, d’un côté et de l’autre de son champ de vision, n’est-il pas, par définition, sans limites ? »
  Julio Cortazar et Carol Dunlop, Les Autonautes de la cosmoroute ou un voyage intemporel Paris-Marseille (1983)
Chercher qui a approché (comme Cortazar/Dunlop ou Richard Long), l’idée du déplacement pris dans un autre but que de se rendre d’un point à un autre, de franchir l’espace : plutôt comme un intervalle à ponctuer, à exploiter (sentiment de quasi-immobilisme chez Cortazar, de “permanence” chez celui qui traverse / ponctuation du déplacement chez  Long : déplacement alterné des cailloux. Bercement de la marche ? prétexte à contemplation ?). Travailler dans un segment déterminé, mais non uniquemet sur ses extrémités. Idée de cheminement (être en train) et non forcément de rejoindre le point B. L’attitude d’observation ou l’exploitation (par notation, ponctuation…) donne de la densité à l’intervale. Le fait de déterminer une durée, un point de départ et d’arrivée délimitent le terrain d’expérimentation.
Un travail sur la perception de l’intervalle : forme en creux entre… ? position du sujet relativement au défilement régulier (ponctué/rythmé) du paysage, perception du temps dont on modifie les critères par le détournement de cet espace ?).
)

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          Projet 1) Travail photographique :


J'ai défini le diamètre du cercle rouge (l'itinéraire-étalon) en fonction des deux extrémités du déplacement que j'avais à faire (maison-distributeur). La forme circulaire est à rapprocher de l'idée de circulation périphérique. Il va de soi que cet itinéraire-étalon pourrait (et pourra) prendre d'autres formes (dans une version précédente j'appliquais de la même manière le plan de cheminement d'une l'exposition à laquelle j'allais participer) - c'est la contrainte que cette forme amène dans le déplacement qui m'intéresse.

      Le tracé mauve montre le parcours réellement effectué, qui suit au plus près le cheminement du cercle tout en tenant compte de la distribution des rues et des possibilités de passage.

      Des photos des façades sont faites à chaque intersection du cercle-étalon avec l'itinéraire emprunté.

      Les photos de segments de rues sont prises quand le cercle-étalon et mon parcours se chevauchent sur une distance plus importante que la largeur de la rue.

(pour l'illustration, voir cette note)


Il ne s'agit évidemment pas dans ce projet de me rendre par la voie la plus courte d'un point à un autre, mais de provoquer une déambulation par le tracé arbitraire du cercle plaqué sur le plan de ville


Des textes accompagneront probablement cette série (un premier aperçu en est donné en dernière page de ce dossier)

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          Projet 2) video (extrait sur cassette DV  jointe) :


- apposer un cercle sur le plan de ville, son diamètre correspondant aux deux points extrêmes d’un parcours à faire (les points rouges à centre blanc)

- suivre au plus près ce tracé de cercle en tenant compte de l’agencement des rues (les écarts empruntés sont ici figurés en rouge)

- prendre une vue en plan fixe à chaque intersection du cercle et du parcours réellement effectué (les points mauves et verts sur le plan) - les transitions d’un point à un autre se faisant par une rotation de caméra

- prendre une vue en mouvement (caméra subjective, cadrage sur les pieds et le sol) à chaque fois que le cercle et le tracé des rues coïncident (les lignes figurées en rose)


Dès les premiers essais autour des projets concernant les itinéraires, l’idée d’utiliser la vidéo était présente. D’utiliser le son, aussi. Ces cheminements urbains dans ce qu’ils ont de découpé (sont des extraits, des bribes) trouvent une unité dans des rappels du connu : présence sonore des moteurs, qui enrobent ou recouvrent ; les voix, de minces extraits de conversations saisis plus comme tons que pour leur sens, qui de part le déplacement constant n’est pas saisissable : passants qui me frôlent, personnes à l’arrêt lorsque je déambule. Fugaces, de l’ordre de ce que chacun reconnaît comme bruits de ville, ambiance de ville.
Il est donc question de capter, à des points déterminés par le système de parcours contraint, ces sonorités véhiculées, de capter des images, de prélever.

Il est fort possible que cette vidéo soit en plus de ces  ambiances sonores  de ville, accompagnée d’une voix off, et sa durée n’est pas fixée.

 

(…) que je tiens vraiment à l'idée des plans fixes sur pied où l'image filmée devient soudainement photographie, figée, fixe, même froide, déjà mémoire ou objet d'étude malgré la continuité de la bande son qui sonne le présent (aime ce décalage) - qu'il me faut résoudre ce problème technique, les plans fixes nécessitent (…)

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          Précision concernant la vidéo :

Cette vidéo, pour sa première version, dure 18mn environ, l’extrait présenté est un travail non achevé (notamment pour la bande son qui est pratiquement dans son état brut).

D’autres parcours que j’envisage donneront lieu à d’autres expériences de ce type, probablement avec des durées plus restreintes. Cependant, je voulais préciser qu’elle ne nécessite pas de vidéoprojection (une présentation sur écran 36cm est suffisante), et que je dispose du matériel nécessaire (moniteur et lecteur DVD ou VHS), que je peux prêter pour la durée de l’exposition.

etc. etc.

Jeudi 27 janvier 2005

"   Sur un appui de fenêtre, [Douglas] Huebler plaça un classeur documentant la Haverhill-Windham-New York Marker Piece, 1968. Il contenait des photographies de treize lieux différents, prises à 80 km d'intervalle sur une distance de 1045 km reliant les trois villes citées dans le titre. L'oeuvre était emprunte de poésie et de modestie, et contrastait avec les certitudes tautologiques de Joseph Kosuth.   "

* (" 
Kosuth, lui, monta sur carton une série de pages de journaux et de magazines sur lesquelles il avait fait imprimer des définitions de dictionnaire dans le cadre de sa série Art as Idea as Idea. ")

Tony  Godfrey, L'Art conceptuel (Ed. Phaïdon, collection Art et idées, 1998 - 2003 pour la traduction française, page 199 et 200)


"   La poésie est essentiellement un vocabulaire contrairement à la prose.
   Et qu'est-ce que le vocabulaire qui appartient essentiellement à la poésie. C'est un vocabulaire entièrement fondé sur les noms contrairement à la prose qui essentiellement vigoureusement délibérément ne se fonde pas sur le nom.
   Le rôle de la poésie est d'user d'abuser, de perdre de revendiquer, de nier d'éviter d'adorer de remplacer le nom. Elle fait et ne fait que cela, elle le fait toujours et ne fait rien d'autre. La poésie ne fait rien d'autre qu'utiliser perdre refuser et contenter et trahir et caresser les noms. C'est ce que fait la poésie, c'est ce que la poésie doit faire quelque genre de poésie qu'elle soit. Et il y a beaucoup de genres de poésie.
   Quand j'ai dit.
   Une rose est une rose est une rose est une rose.
   Et l'ai ensuite fait rimer j'ai fait de la poésie et qu'ai-je fait j'ai caressé vraiment caressé un nom et je lui ai parlé.
   Pensons maintenant à la poésie n'importe quel type de poésie tous les types de poésie et voyons si ce n'est pas ainsi. Bien sûr c'est ainsi nous pouvons tous nous en rendre compte.
   J'ai dit qu'un nom grammatical est le nom de n'importe quoi c'est ce qu'il est par définition et le nom de n'importe quoi n'est pas intéressant parce qu'une fois qu'on connait son nom le plaisir de le nommer est épuisé et c'est pourquoi en prose quand on écrit les noms c'est à dire les grammaticaux sont parfaitement inintéressants. Mais et c'est une chose dont il faut se souvenir on peut aimer un nom et si on aime un nom alors dire ce nom un certain nombre de fois ne le fait qu'aimer plus, plus violemment plus constamment plus passionnément.
   Nous savons tous comment on dit le nom de quelqu'un qu'on aime. Et ainsi c'est cela la poésie aimer vraiment le nom de toute chose et ce n'est pas la prose.   "

Gertrude Stein, Poésie et grammaire (in Lectures en Amérique, Christian Bourgois éditeur, 1978, pages 190-191)
Mercredi 26 janvier 2005

"   L'intervention de Robert Smithson est tout aussi immatérielle.
Mirror Displacement (Portland Isle, England) assemble une série de photographie représentant des miroirs dans une carrière de pierres. Ces photographies, accompagnées d'une carte de géographie, furent publiées dans le catalogue de l'exposition  Prospect 69 de Düsseldorf.
Voyageant en Angleterre, l'artiste a posé des miroirs dans le paysage et les a photographiés. "J'utilise le miroir parce qu'en un sens le miroir est à la fois l'objet-miroir et ce qu'il reflète : le miroir comme concept et comme abstraction, puis le miroir comme réalité, à l'intérieur du miroir-concept [...] le miroir est un déplacement. " Derrière les circonvolutions de cette déclaration, réside l'idée que le miroir est comme la conscience humaine : connaître une chose, en avoir conscience, c'est avoir conscience qu'on en est séparé (aliénation, déplacement). Smithson s'intéressait à la notion de site et de non-site, le site étant le "vrai" lieu, le non-site, sa représentation. Un non-site peut, par exemple, être un amas de pierres déplacé et réinstallé à l'intérieur d'une galerie. Un site, en revanche, Smithson en avait conscience, s'inscrit toujours dans un processus de changement et d'entropie. Autre idée sous-jacente, celle de l'écoulement du temps : la transition qui nous fait passer ici de un à sept miroirs illustre cette idée, en même temps qu'elle nous rappelle l'intérêt général de l'époque pour les structures simples et les dénombrements. Dénombrer, ainsi que l'ont compris les artistes minimalistes, permet d'organiser des arrangements plutôt que des compositions.   "

Tony  Godfrey, L'Art conceptuel (Ed. Phaïdon, collection Art et idées, 1998 - 2003 pour la traduction française)

par cel cel publié dans : Art, expos
Mardi 25 janvier 2005

"   Les Allemands disent Leipogram ou Lipogram, les Espagnols Lipogramacia ou Lipograma, les Anglais Lipogram ou parfois, Letter-dropping. Ceci, bien entendu, quand ils le disent, car, la plupart du temps, ils ne le disent pas.
   Absent chez Furetière et dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie (1694), le mot apparaît dans le Dictionnaire de Trévoux (1704). L'Académie l'admet en 1792, puis le supprime en 1878.
   Le Robert (qui, soit dit en passant, donne (T.3, p. 436 ou, dans l'abrégé, p. 822) une définition fausse du haïkaï) ignore le mot. Le Dictionnaire de poétique et de rhétorique d'Henri Morier également.
   Cette ignorance lexicographique s'accompagne d'une méconnaissance critique aussi tenace que méprisante. Uniquement préoccupée des ses grandes majuscules (l'Oeuvre, le Style, l'Inspiration, la Vision du Monde, les Options fondamentales, le Génie, la Création, etc.), l'histoire littéraire semble délibérément ignorer l'écriture comme pratique, comme travail, comme jeu. Les artifices systématiques, les maniérismes formels (ce qui, en dernière analyse, constitue Rabelais, Sterne, Roussel...) sont relégués dans ces registres d'asiles de fous littéraires que sont les "Curiosités" : "Bibliothèque amusante...", "Trésors des singularités...", "Amusements philologiques...", "Frivolités littéraires...", compilations d'une érudition maniaque où les "exploits" rhétoriques sont décrits avec une complaisance suspecte, une surenchère inutile et une ignorance crétine. Les contraintes y sont traitées comme des aberrations, des monstruosités pathologiques du langage et de l'écriture ; les oeuvres qu'elles suscitent n'ont pas le droit au statut d'oeuvre : enfermées, une fois pour toutes et sans appel, et souvent par leurs auteurs eux-mêmes, dans leur prouesse et leur habileté, elles demeurent des monstres para-littéraires justiciables seulement d'une symptomatologie dont l'énumération et le classement ordonnent un dictionnaire de la folie littéraire.
   Sans vouloir partager entre ce qui, dans l'écriture, est fou et ne l'est pas (la platitude est-elle une forme de sagesse ?), l'on pourrait au moins se rappeler que les maniérismes formels ont existé de tous temps et pas seulement, comme on feint de le croire, aux époques dites de décadence, ont parcouru toute la littérature occidentale (nous ne nous occuperons pas des autres ici), ont marqué tous les genres.   "

Georges Perec, Histoire du lipogramme (in Oulipo, la littérature potentielle, ed. Gallimard Idées, 1973, pages 79-80)

par cel cel publié dans : Lectures
Lundi 24 janvier 2005

Pour exemple, à l'attention d'Arte dont le gommage-de-tout-ce-qui-dépassait employé dernièrement dans un texte m'a rappelé cette contrainte oulipienne.

["   C'est un lipogramme d'un genre particulier. Dans sa cellule, le prisonnier ne dispose que d'un papier minuscule. Pour gagner de la place, il composera son message en évitant toutes les lettres à hampe ou jambage. Les seules lettres autorisées sont donc : a, c, e, i, m, n, o, r, s, u, v, w, x, z.   "
(in Oulipo, Maudits, ed. Mille et une nuits et Oulipo, 2003, page 117)


"   s'exercer : une vie

né, née, en mère révérée, vénérée, exécrée (sevré(e))

errer en mers, en nénés, vers ré
          vers nevers, rennes, sens, sèvres, vence,
          en wessex
          errer, errer ! : ceré, cernences, cernex, cers,
          cessé, cré, cressé, erce, ernée, ernes err, erre,
          esnes, esse, esse, esvres, eve, excenevex,
          exmes, eze, mece, mée, mées, mens, mer,
          méré, méré, messe, meze, néré, ners, nevez,
          rene, rénévé, revens, rézé, sées, seez, sem,
          semens, séné, séré, serre, serres, serres,
          serres, sers, sers, vénéré, venes, vennes, ver,
          verne, vers, vers, vers, verée, vesc, vez, vezée

verser, renverser, ces verres, ces crêmes, ces
          essences, ce xérès

énerver ce sexe, ces nénés

recencer ses rêves, ses excès

cerner, serrer, révèler en scènes ce sens sévère

semer en encres ses vers ; créer, recréer même

sec, cesser

se réserver, zen

crever   "
(in Oulipo, Maudits, ed. Mille et une nuits et Oulipo, 2003, pages 54-55)]

un ou onze ?
ceux (à créer ces vers-cis)
inconnus à moi,
ce(s) un ou onze nom(s)
rien, non
          zac rouvau ou zeorzes rerec ?
          ou vrançois e nionnais ? 
          ou ervé ze cennier ou marcev renamou ?
          ou ramon xeneauneau. va savoir !
un ounimien sème, ne révèL(!)e rien !

mais énorme comme réussis, ces vers
à ce succès, nécessaires au moins six mains, suis sûre !

par cel cel publié dans : Lectures
Samedi 22 janvier 2005

a)

Ma fille, qui comme beaucoup d'enfants de quatre ans a une production de dessins imposante, a maintenant son blog pour les ranger (avec mes mains pour taper sous la dictée les histoires qu'elle ne manque pas d'y associer) et les montrer à ceux que ça tente.

b)

Le film pour l'itinéraire étalon avance sans avancer, les captures de vidéos enfin terminées, le tri encore à faire avant d'attaquer le montage.

c)

Hier, François Jullien, invité des Matins de France Culture, émission au cour de laquelle sonne parfois l'heure de mon lever, évoquait la "pensée chinoise". Au moment où j'émergeais, c'était son "pouvoir de transformation" qu'il précisait : l'idée de ne pas faire coupure, une "transformation continue, ou comme on dit en Chine, la transformation silencieuse"

[François Jullien  - Je pense qu'il y a une transformation silencieuse qui est à l'oeuvre, qui crée ce potentiel chinois qui va croissant, et la chine en 76 était au bord d'un gouffre plus grand encore que l'URSS, n'est-ce pas, en terme d'écart, en terme de tension sociale etc.
Je pense que l'activité régulatrice pour prendre un terme chinois essentiel, a été telle qu'elle a permis, avec des à-coups que nous avons souvent pris comme des évènements très saillants, mais qui entraient dans une logique progressive, n'est-ce pas, de disons "lâcher serrer" successivement, de façon à ce que de l'ordre se maintienne, et je crois que le grand mot de la pensée chinoise dans le domaine du politique c'est - depuis la Chine la plus ancienne - c'est ordre et désordre. Et je crois que la grande question aujourd'hui en Chine c'est de garder l'ordre pour faire prospérer les affaires.

Nicolas Demorand - François Jullien il y a une inquiétude, moi j'ai éprouvé une inquiétude en lisant votre livre* : quand on lit dans la presse l'idée de l'émergence… l'empire du milieu… une économie chinoise extrêmement puissante… perspectives de développement, de croissance, un potentiel démographique... On peut dire que c'est des clichés, et refuser de les examiner. Il y a une - sur le plan théorique aussi, et c'est là qu'il y a mon inquiétude - une puissance, une fécondité théorique - à vous lire - dans cette partie là du monde, qui semblerait être un souvenir, peut-être, pour nous en tout cas… les travaux de philosophie notamment qu'on peut lire aujourd'hui, ne semblent pas portés par cette même dynamique... Or j'ai l'impression théoriquement aussi que la Chine est extrêmement forte.

François Jullien  - Certainement elle est forte, parce qu'elle a des cohérences qui sont fortes. Cohérence de la transformation, de la régulation, je crois qu'il y a là des effets de pensée qui sont essentiels.
Cela dit je ne voudrais pas du tout sous-estimer - et la Chine me fait au contraire l'éprouver encore plus - ce qu'ont été les grandes poussées théoriques de l'Occident : le choix de la vérité, ou le choix de la modélisation, par exemple, je pense que l'Europe a dû toute une part de son essor à la modélisation théorique, à la mathématisation. Je n'ai vu aucun penseur chinois s'intéresser aux mathématiques.
Il y a des mathématiques chinoises bien sur (...) mais l'idée, et qui n'a cessé de hanter la philosophie : les mathématiques comme modèle du modèle, avec ce que cela impliquait dans la conception de la vérité...
bon, je crois que, au fond, on voit mieux apparaître les aventures diverses de l'esprit, encore une fois d'un esprit commun, hein, j'insiste, que l’on se rassure, je ne vais pas faire du culturalisme, mais je crois qu'il y a effectivement une fécondité de la pensée chinoise.
La grande difficulté aujourd'hui pour elle c'est de s'exprimer en termes européens. Parce qu'elle n'a pas le choix. La rencontre des missions a ébranlé la Chine, par contre quand l'Europe revient avec - je dirais - des canons, au cours du 19ème siècle - la guerre de l'opium, ... , les concessions - la chine se réveille parce qu’elle avait déjà été conquise par les Mongols, par les Mandchous etc., mais là elle est conquise par une culture, elle va être conquise par la science, par la science classique qui s'est faite à base de modélisation, à base de mathématisation - que la Chine n'a pas connue. Donc là il y a un trauma chinois essentiel, qui fait que la Chine va emprunter du modèle la science, et aussi du politique (...)
Et je crois que la difficulté pour elle c'est que maintenant elle est passée sous les concepts européens - Chine, Japon… même histoire, si vous voulez - et donc la difficulté qu'elle a aujourd'hui c'est de réexprimer ses cohérences implicites, qui faisaient le fond de la culture lettrée, dans des concepts qui sont des concepts venus du dehors - et qui doivent être réfléchis sinon la pensée chinoise paraîtrait toujours un peu la lune par rapport au soleil - si vous voulez - parce que dès lors que c'est à travers des concepts européens qu'elle s'exprime, quelque part elle est coupée de son enracinement thématique. Mais je crois qu'il y a effectivement euh euh disons

Nicolas Demorand - Mais je pense qu'ils pensent mieux - à vous lire en tout cas - l'inscription de l'homme dans le monde qui est quand même un grand problème qui nous concerne tous [petit rire] c'est bête de le dire et naïf de le dire de cette manière là mais cette inscription est mieux pensée

François Jullien - Ben, sans doute parce que la phi...

Nicolas Demorand - De manière plus riche, plus complète

François Jullien - Oui, la philosophie européenne si vous voulez a été de plus en plus [dépendante de l'idée] du sujet, du "moi sujet" - et donc forcément a développé une rupture avec le monde. Ce qui me parait caractéristique dans la pensée chinoise, c'est qu'au départ n'est pas le "moi sujet" mais la situation. Et donc... implication intégration... ça ne va pas être clair c'est à dire que le fait que... Au fond qu'est-ce que nous recommande la pensée chinoise : c'est d'être "en phase" - avec les processus. Donc dans cette disponibilité, cette ouverture "respiratoire" avec le monde, et effectivement toute une part du drame - disons tissé par la pensée européenne dans ce rapport d'affrontement au monde - se trouve comme suspendu quand on passe en Chine. Par cette déprise justement (...) là je vois qu'il y a une force de la pensée dans cette inséparation du vital et du moral.]

La discussion s'est poursuivie quelques minutes, abordant la crainte d'un "épuisement de la philosophie occidentale" alors "qu'on n'en a jamais fini avec l'idéogramme"...

Si l'ensemble - malgré la remise sur le tapis systématique de pas mal de clichés et mon demi-éveil - était intéressant, j'avoue avoir presque bondi à l'expression de l'inquiétude de Nicolas Demorand : ce type, que je trouvais déjà peu supportable avec sa voix de présentateur de talk show télé, sa manie des coupures de paroles et sa bêtise [simulée (?) - à croire qu'il juge les auditeurs incapables de suivre la réflexion de ses invités, et donc nécessaire de l'amoindrir sous prétexte de leur mâcher], le voilà atteignant un sommet : inquiet à l'idée qu'une autre culture que la sienne puisse être féconde. Sidérant, à deux doigts du péril jaune. François Jullien évoque plus loin le "rapport d'affrontement au monde" qu'il associe à la pensée occidentale - et tape en plein dans le mille...



*François Jullien, Nourrir sa vie à l'écart du bonheur (Seuil, 2005)

par cel cel publié dans : Vrac
Lundi 17 janvier 2005

[ catégorie : de façade ]





suivant à peu des trames
glisse
telle ombragée,
légèrement se perd
quand existent les cadres -
                frêle accroche ventilant
de clôture,
   rafraîchissement.

là.élan.continu
.plonge. lampe
et dedans dehors
adhèrent confondus

par céline cel publié dans : De façade
Dimanche 16 janvier 2005

[ catégorie : de façade ]



son familier tournant d'observation, comprenez interne, inclus dans quelques mouvements faits

quelqu'un, et peu d'équivoque entourage (son nécessaire négligeable) -
        en l'«état juste ce qu'il faut», la quiétante rangeté est cadre rotatif :
        un sur soi en regard que va-s-y  *ça s'absente
        dire simple, suffit à ce que* -
est là l'écart
et atteint par ses cycles
        accession possible en tant que, simple encore si ne voit que médium 
      : l'axe transversal. gond, inimportant, labeur
      : l'autour, là que lent se passe

l'harmonique sans cesse est peu représenté

par céline cel publié dans : De façade
Samedi 15 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]

Prises de vues sur prises de vues, d'un jour à l'autre profitant du temps compté de lumière valable pour corriger le tir de la veille, les erreurs de méthode et les ennuis techniques (ma caméra ne supporterait-elle pas une température de 4 ou 5° au dessus de zéro ?). J'ai changé de cercle (cf. plan sur ma note d'hier), pour tomber dans un quartier moins fréquenté, que j'aime bien. Je remarquais tout à l'heure, "sur le terrain", que la méthode de prise de vue choisie associée à l'heure d'hiver me forçent à la rapidité, presque courir d'un point au suivant, prendre et reprendre à la suite les séquences en variant les réglages et me disant pourvu que, pourvu que j'arrive au point x avant la tombée de la nuit, ou avant l'heure de la sortie d'école, selon le jour. Cet empressement involontaire me fait "visiter" ce quartier d'une manière que je n'imaginais pas telle : j'ai en tête des points clef, ceux à atteindre, mais aussi quelques-un que je ne filme pas mais que je remarque une première fois, pour le lendemain et le surlendemain leur accorder une attention plus poussée, toujours les mêmes - notamment la maison de brique qui fait l'angle après la place au bout de la rue Saint Gervais - parce qu'ils sont sur le tracé, parce que je les croise - mais sans que je puisse à leur propos affirmer ce qui, dans cet ensemble cheminé et vu vite, les rend à ce point singuliers que ce sont toujours eux que je note, observe, et que j'observe à défaut du reste. Curieux état d'esprit, qui n'est ni celui de la visite ni de la flânerie, non plus que du seul empressement. Une aptitude amenée par la progression à s'attacher à des extraits, des extraits et un mouvement d'ensemble.

Enfin aujourd'hui je crois avoir filmé tout ce qui me sera nécessaire pour le montage final. Et même si, malgré le froid qui me glaçait hier et encore plusieurs heures après mon retour à la maison, j'ai apprécié ces séjours prolongés et actifs - être dehors, y rester jusqu'à un certain achèvement, refuser les cafés proposés en chemin, faire et refaire - je suis heureuse à l'idée des heures qui m'attendent, au chaud, à choisir dans quelques cassettes les bouts à garder, attaquer enfin le montage. Il faut dire que ce film sera sans doute quelque chose de calme, et que ce calme s'accorde mal avec l'ambiance incessamment mouvementée de ces trois ou quatre derniers jours.
 

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