Dimanche 30 octobre 2005

01

Tous sont des matériaux, vus de ce point

Ce qui offre le temps, ce temps dont j'ai besoin, c'est de placer mon processus. En ceci, tout domaine est suggestif - à l'atelier Bobb a pu observer lentement la nature de ce qui surgissait, Minna pratique la contemplation du temps dans le temps, le labeur que Torsten idolâtre est énormément de temps sur du procédé qui a déjà fait le reste. Je peux multiplier les exemples. L'histoire dès lors doit être maîtrisée - la critique de l'art / argumentation deviendra des idées au plan formel. Ras-le-bol du douteux, époque qu'est la peinture : le processus sait clouer un fini (autant que comme limite il a rendu possible) - à l'inverse secrètement et toujours ce qu'était la peinture intervient aérant -
« Ainsi, le processus intercalé ce qu'était la peinture ou par espacement, ponctuation, on obtient un dispositif éventuellement clôt / agencé librement. »

Cette oeuvre achevée, oeuvre d'appui, structure le pinceau
[classe : premier tableau - début (Lois intrinsèques)]

Maintenant on a affaire à l'intime. Si j'ai eu besoin, ce temps-là est un en-train qui a vu un bout. Je ne fais plus que constater l'aridité d'un thème, je suis des impulsions dans mon propre intérêt, mes idées secondées de manoeuvres précises (ai mis peu de confiance, dans ce sens, en dieu).
Quand j'ai pour moi un processus et une envie considérable, j'hésite à le dire. La voix vient d'un centre exploité qui balance, position de la fille, ton d'un manifeste.

 
 
Dimanche 23 octobre 2005

Une liaison sexuée qui s’étendait à toutes, grosse ficelle, et de tas en tas. Un club feutré, au début.
A commencé dans un mouvement redoublé : sur la question de ma force. On étudiait les classes, les femmes, « l’amitié est le cœur de notre plate-forme » était sans problèmes de contact les filles côte à côte disait-on assemblées sans arrêt les copains, les sympathisants qui appellent, l’initiative bel et bien là le boulot une sorte de courrier fictif

C’EST DANS LES PROFONDEURS DU MOUVEMENT QUE L’ARRÊT SE TRAMEc’est dans les profondeurs du mouvement que l’arrêt se trame [de la dissonance dans le discontinu, de la retenue dans les graves – sons d'une analyse à posteriori - le feutré dans les aigus], l’échange dans le marais, la mort dans le propos.
Dans la réalité les paroles de violence énoncées auraient bien pu étendre le sentiment d’espace - il se fige, synonyme de psychose : c’est le rétrécissement qui a commencé, me fait l’effet que je suis sur une chaise et des figures connues m’entament, on entame le sens
(après le marais, descente : vers le rétrécissement complet)

- installée sur sa chaise, bien calée une mère est synonyme de mort.
- le film autant qu’il suit la conscience du personnage va de mouvement en immobilité et ce sont les enfers qui marquent les figures, en miroir. [La réalisation s’égare, l’impression qu’on en fait trop, qu’on pourrait ajouter, ajouter au cheminement qui est de chute en choix, ciel et espace en jour tombant, toutes images bien connues d’un spectateur perçu comme norme.].
- à l’arrêt qui advient, les profondeurs gardent leurs abysses aux secrets miroitants.

Sans retenue et sans repère – graves,

1/ paroles et musique forment un échange feutré, peu d’éclat ni égarement, des résonances de sons signalant les dangers d’une présence – son discontinu, ses personnages et leur déséquilibre (- à venir, vers les thèmes archétypaux : tension, obsession, fureur)
2/ la dissonance est dans tous les propos, des leitmotivs, la rupture pressentie sera au diapason de la violence ambiante (dans les aigus - au cœur de nos désirs)
sur la fin, 3/ le propos entame sérieusement le soi et le dédoublement « pour quel sentiment d’identité ? »
- la dualité au moins est issue de niveaux existants de réalité. Leur architecture – s’ils se combinent – rejoint celle d’un film comme psychose
- un chien en vérité détient la trame plus que nous alors, dans sa personnalité du moment, que l’analyse d’effet part toujours d’un début forcément présumé : des yeux s’ouvrent sur la vie et le sens a commencé
- de toute façon c’est illusion alors
sans clé, c’était du vol, le responsable (?!) [notant la présence exagérée de leitmotivs comme mother ! blood ! blood ! mother entonnés aigus, on note le discontinu des graves : GOD … God - où retenue mais sans arrêt la voix ne ponctue pas l’échange, elle entame par la dissonance une fureur très à propos : nous sommes dans la maison du meurtre, toutes les paroles échangées sont à l’image de la violence FEUTRÉ de l’accusation LE TEMPS DE FINIR sous-jacente, bien avant que les sons fusent A COMMENCÉ - le spectacle une fois par terre] des bruits envahissent la fumée recouvre le départ qui se signale par des lumières d’ambiance, silence se faisant parce que de l’or au bout, la course était sérieuse, le guidon acéré de la maîtrise et pour une finale, présentation :

Du matin au soir les pom-pom girls dans l’arène sillonnaient, reprises et reprises, jusqu’à la dernière

Et des heures que les machines

Quand feutré a commencé l’arrêt

Les chutes sont toujours progressives, comme étagées

Dans le salon orné (à motifs) je multiplie les essais (de meurtre, l’arrêt à la clé)

Quant à amener une fluidité finale, un effet de blood léger sur la séquence et le spectateur pleure, pleure c’est une douche sans interruption, Mother est seul enregistré la piste répétée (à l’image de l’accusation reprise incessamment derrière) et c’est terminé. [C’est pourtant l’argent qui donnait le ton, pourtant il y a de l’eau dans ton regard est-ce la violence du temps, est-ce par ta voix une tension-maison exposée, sa continuité serait opacité qui se prolonge, by god si tu refuses d’interrompre tu es responsable à l’évidence de la rupture qui se profile malgré tout]

 
 
Vendredi 14 octobre 2005

en cours, séquence 02  :  lancer la vidéo 
[2,4 Mo, sonore, lecture par realplayer]

Mercredi 5 octobre 2005

     de l’acier de l’ensemble à l’élaboration de sa structure presque obstruer, faire œuvres au final de l’interlignage des piliers répartis, de l’aménagement   irrégulier   et   par   les   lettrines,   surgissent concepts  nombreux ;
     terrain à plusieurs niveaux des plateaux de l’ordre visuel ;

     la grille formée de ces alinéas  est  de  nature  à  modifier  l’espace nommé
     environnement ascendant pour  la  réflexion je rêve ? je pense par pieds- de-poule par des chevauchements quand le sens n’est que socle, pieds- de-poule le bâtiment et ses niveaux variés, que plateaux inaccessibles autant  –  enjamber,  obstruer  par  l’acier,  enjamber,  ensemble
     au final la nature essentielle des concepts leur élaboration retenue dans le maniement de l’interlignage sont la partie contre le visuel, partition
     in fine la réflexion constituée c’est l’un des piliers, l’assemblage de stupéfaction et pré-vision de préalables tout compte fait un socle, pour l’artiste la structure qui empiète en transparence terrain de création

 
 
 

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