Diable, point absent

Publié le par céline cel

[ catégorie : zéro battant ]

Après plusieurs lectures, tradition oblige, choisir le cas exemplaire des créatures malmenées.
Sommairement parcourir, en allant du fantastique –
Apogée historique atteinte, sous influence religieuse, par les artistes médiévaux : à ceux jugés crédules, infligeant comme modèle à ne pas suivre ce qui succéderait à la tentation, si exaucée : des sujets humains, d’impies, devenus hybrides.
Parmi les motifs alors redondants, trois jambes cagneuses et velues sont un fleuron ; comme surréalisme, la tête à jambes est admirable (quoique repoussante, Johnny mutilé revenant).
Du monstrueux donc, exposé sans cesse, inquiétant (également décliné, le dragon, qui recouvre dans une typologie large
divin
diabolique
trop humain en devenir)
- à ce qui transmué, pour réalisable, a perduré -
Johnny, dans sa forme secondaire comme cité plus haut, s’est démultiplié - en des mutilés ? - en (casqués, embourbés et enclos sans possible renaissance) clichés oniriques de siècles achevés, nombreux, de près ou de loin, effrayants apparus.
Aberrant tableau.
Pour en finir et endosser pleinement le maniérisme, demain je rêve d’un triquètre.

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