" Tout renaît ! Le commerce des bestiaux va reprendre.
du Petit Centre de Limoges,
le 7 décembre 1888.
Tout renaît ! Sur le tympanon,
Sur l’ophicléide assassine,
Sur la peau de zèbre ou d’ânon
Et sur le hautbois qui dessine
Maints phantasmes de bécassine,
Hurlons - tel Pompignon Lefranc,
Tel un butor dans sa piscine :
Le commerce des veaux reprend.
Palmes ! Discours et gonfanon
Tricolore ! O la capucine
Que porte au creux de son fanon
La maîtresse chère à Lucine !
Elle est bovine, elle est porcine,
Elle raffole du hareng.
Son époux la nomme « Alphonsine » !
Le commerce des veau reprend.
Babouiné comme guenon,
Ce préfet chauve nous bassine.
Il parle, je crois, de Zénon
et déclame un vers de Racine.
Pour le guérir, quelle racine ?
Quel bézoard mal odorant ?
Dis-nous, Pasteur, quelle vaccine ?
Le commerce des veaux reprend.
ENVOI
Prince, notre soulas est grand !
Posez, devant claires fascines,
Belles spatules vervécines :
Le commerce des veaux reprend."
Laurent Tailhade, Au pays du mufle.
(à Mauricette, bien sûr)



Si vous saviez comme je suis touchée ! Merci beaucoup.
L'année 2007 à l'instar de 1888 promet d'être une grande année pour le commerce des veaux.