plan du parcours en cours

Publié le par céline cel

[ catégorie : itinéraire-étalon ]


Suite à plusieurs séjours dans différentes poches, il devenait urgent que je scanne le plan du parcours sur lequel je travaille avant qu'il ne se déteriore trop. J'en profite pour le mettre ici et expliquer rapidement la méthode appliquée :

      j'ai défini le diamètre du cercle rouge (l'itinéraire-étalon) en fonction des deux extrémités du déplacement que j'avais à faire (maison-distributeur). La forme circulaire est à rapprocher de l'idée de circulation périphérique évoquée dans la description de l'appel à candidature dont je parlais ici. Il va de soi que cet itinéraire-étalon pourrait (et pourra) prendre d'autres formes (dans une version précédente j'appliquais de la même manière le plan de cheminement d'une l'exposition à laquelle j'allais participer) - c'est la contrainte que cette forme amène dans le déplacement qui m'intéresse.
      Le tracé mauve montre le parcours réellement effectué, qui suit au plus près le cheminement du cercle tout en tenant compte de la distribution des rues, et des possibilités de passage.
      Des photos des façades sont faites à chaque intersection du cercle-étalon avec l'itinéraire emprunté.
      Les photos de segments de rues (qui dans mon dernier essai ont été remplacées par de courtes séquences filmées) sont prises quand le cercle-étalon et mon parcours se chevauchent sur une distance plus importante que la largeur de la rue.

Il ne s'agit évidemment pas dans ce projet de me rendre par la voie la plus courte d'un point à un autre, mais de provoquer une déambulation par le tracé arbitraire du cercle plaqué sur le plan de ville (la tête trop chargée de petits soucis "techniques", je parlerai de ça de manière détaillée plus tard).
Je ne sais pas si ce document - le plan - intégrera la réalisation finale.

Un petit rapprochement fait durant la lecture hier soir d'un article de Rosalind Krauss (Notes sur l'index, in L'Originalité de l'avant-garde et autres mythes modernistes, Ed. Macula, 1993), dans lequel elle note un recoupement qui lui semble essentiel entre toutes sortes de productions artistiques du domaine des arts plastiques des années soixante-dix : l'importance de l'index, qu'elle définie ainsi :
"   A la différence des symboles, les index établissent leur sens sur l'axe d'une relation physique à leur référent. Ce sont les marques ou les traces d'une cause particulière et cette cause est la chose à laquelle ils réfèrent, l'objet qu'ils signifient. Dans la catégorie de l'index, nous pouvons placer les traces physiques (comme les empreintes de pas), les symptômes médicaux (...). Les ombres portées pourraient aussi servir de signes indiciels des objets.   "
Je note plus loin qu'elle approche précisémment la place accordée dans la présentation même du travail au "supplément documentaire" :
"   Si nous nous demandons ce que l'art des années 1970 a à voir avec tout ceci, nous pouvons le résumer très brièvement en faisant ressortir l'omniprésence de la photo comme mode de représentation. Elle n'est pas seulement présente dans le cas évident du réalisme photographique, mais aussi dans tous ces travaux qui dépendent d'un supplément documentaire - earthworks, en particulier tels qu'ils ont évolué ces dernières années, body-art, story-art - et bien sûr dans la vidéo. Mais ce n'est pas seulement la présence accrue de la photo qui est signifiante. C'est plutôt la photo combinée aux caractères explicites de l'index.   "
Ce plan scanné, je le rempocherai demain pour une nouvelle série de prise de vues - la première ne me satisfait pas, et hier, partie trop tard, je suis revenue de ma seconde tentative avec des photos bien trop sombres pour être utilisées, et des séquences vidéo saccadées, mon vieux pied photo un peu grippé étant en grande partie la cause du problème - en conséquence je viens de consacrer ma journée à bricoler, combinant les éléments de deux pieds incomplets pour en former un seul, loin d'être parfait mais stable, et qui a le mérite grâce à ses deux têtes superposées (la tête du pied grippé Vivitar sur celle du pied incomplet de marque Hama - Vivitar sur Hama,



Bertrand Lavier, Brandt sur Haffner, 1984


ça pourrait être un Bertrand Lavier) de permettre toutes les rotations imaginables. Pour la solidité, je verrai sur le terrain, je croise les doigts (les deux entaillés au cours de l'assemblage de l'objet).

Publié dans Itinérire-étalon

Commenter cet article

cel 28/12/2004 02:35

oui oui, c'est prévu (cf. note suivante) ;)

lysp 27/12/2004 00:56

(super ton nouveau blogue !)

Il nous faudrait, oui, oui, il nous faudrait une vidéo des parcours. Ou des bribes, mais un peu de mouvement. Animer. Donner vie à. Apporter un douffle. Chiche ? ;-)