11 juin – (moitié d’action et réponse)

Publié le par cel


La reconnaissance visuelle s’informe d’abord par la prise rapide, quelques fractions de seconde suffisant généralement à la vue d’une personne de face pour que réponde celle d’un passé commun restauré – et dans une action d’autant plus inconsciente qu’elle semble viscérale.
Créer  l’image mentale c’est pourtant une affaire de cortex, autant que l’aperçu - avec ce qu’il a souvent d’involontaire - correspond à ce qu’on pourrait dire une décision semi automatique de l’iris.
Résumons,
l’accommodation intervient, des faits anciens sont suscités
de là à parler d’une conscience de l’œil - pour générer l’image le traitement ne passe que par des choix tenant à la pupille, qui réagit à l’aspect général par                                    relâchement                                     dilatation
mouvement  si  nécessaire    ;   des  informations  sont  prises, simultanément assimilées    -    le muscle de lui-même pallie à la pénombre de là à parler d’une conscience de l’œil.

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cel 14/06/2005 19:24

grand merci pour ces apports, vraiment intéressants, j'ai lu ça attentivement et le relirai (l'idée de bouclage notamment me frappe).
Et c'est une bonne surprise qu'un texte qui ne fait qu'utiliser un langage (un peu) "scientifique" amène en réponse une contribution aussi pointue

ArtMent 13/06/2005 11:06

... que la phrase inachevée, laissée en suspens , n'accomplit qu'une "moitié d'action" ...

ArtMent 13/06/2005 11:01

Mais toutes les "explications" que des scientifiques spécialistes des neurosciences pourraient nous donner ou même nous donner à "voir" en rétroaction, par les techniques modernes de "visualisation" des activités cérébrales , sont elles-mêmes des cartographies et des interprétations secondes , réalisées par leurs propres réseaux cognitifs individuels et "résonants" au sein des équipes de recherche qui les connectent.

Les "artistes", eux, dans leur activité propre, se situent plutôt au niveau de l' "expérience, même" , POUVANT aussi théoriser , si la dynamique même de l'expérience de l'"oeuvre" les y conduit, mais pas "obligatoirement" , puisque précisément , la liberté même qui s'expérimente dans le champ artistique , est intrinsèquement polymorphe ( et même "perverse polymorphe" pour reprendre un vocable psychanalytique ) et ne "doit" suivre que la propre "loi interne" de l'"oeuvre" naissante , en développement ou en évolution.

C'est bien sur cette frontière horizon , "vêtement de la mariée" , toujours entre la "vie, même" et le décalage créateur d'un surplus de vie , donc aussi d'un "artifice" , d'une "image" dédoublant le réel et l'expérience vécue, pouvant aussi bien enfermer dans les replis de son leurre, là même où elle vient de surgir, à même la "fissure de l'instant"

ArtMent 13/06/2005 10:41

La question du "traitement rétinien" ou du traitement par des modules corticaux divers , pose alors la question de la "collaboration", dans le "même réseau" global , qui s'identifie lui-même comme un , parce qu'il réussit en permanence à conserver une connectivité globale suffisante pour assurer sa propre pérennité,
de multiples "sous-réseaux" , avec leurs identités partielles propres, réseaux partiels , ou "graphes neuronaux" , pour lesquels le réseau global est d'une certaine façon un "environnement" .

Ces réseaux dynamiques partiels , peuvent momentanément et localement accéder à une "vie autonome" ( un "objet mental" ) "vivant" sa propre vie à l'intérieur du réseau global.
Il me semble cependant qu'une condition fondamentale est ici un certain bouclage interne du réseau partiel sur lui-même par des "réafférences" .
Ce qui est le cas pour le ou les systèmes visuels , si on inclut, au-delà de la rétine, les centres nerveux qui permettent le bouclage avec les mouvements oculaires.

Dans le sens inverse , plus englobant, le réseau "individualisé" de notre "conscience personnelle" , entre en résonance avec les réseaux constitutifs de son environnement, réseaux du vivant, réseaux des autres "individualités psychiques" , réseaux techniques des machines, des systèmes de communication et de traitement automatisé de l'information.

Nous pouvons donc très bien comprendre que certains sous-réseaux partiels de nos "psychismes personnels" entrent en résonance connective avec certains sous-réseaux d'autres personnes , sans forcément passer par une analyse explicite ou rationnelle consciente préalable de la part des "personnes concernées".

De telles résonances peuvent alors apparaître au "réseau individuel global" comme une "affinité" , une façon de partager une même "impression", un même "état d'esprit" , etc. un même "objet mental" , alors même qu'on ne sait pas explicitement "dire" de quoi il est question ( par une identification symbolique dans un langage culturel préalable commun , hérité de l' expérience commune ou de la fréquentation d'une éducation ou de lectures , de parcours culturels voisins, etc.).

ArtMent 13/06/2005 10:11

Nous pouvons partir de l'hypothèse que notre conscience individuelle personnelle est le fruit d'une connectivité de réseau dans lequel se pose et cherche à se résoudre en permanence un double problème :

1. Celui du "traitement" des conséquences de l' OUVERTURE de ce réseau sur un environnement , distinct de ce réseau , mais qui le "nourrit" et est donc indispensable à sa survie . Du point de vue théorique : conséquence du deuxième principe de la thermodynamique qui contraint un système vivant à être "ouvert" ... ou à mourir ... ou à être congelé , cristallisé dans une forme de "mémoire morte" provisoire attendant un environnement ou des "temps meilleurs" pour se réactiver .

2. le problème de l'identification du réseau lui-même par lui-même, de l' "identité" du système des "cartes" que le réseau trace de sa propre organisation interne, et qui cherchent à "boucler" en permanence la reconnaissance identique du "soi" du réseau , à travers toutes les transformations de ses cartographies et de ses mémoires résultant de son histoire de "couplage" avec l'environnement.

3. Un principe d'"économie" qui connecte les deux aspects précédents, suivant une logique assez simple à comprendre , du point de vue du traitement de l'information, principe qui ferait qu' il y aurait avantage à trouver des superpositions ( "matching" ) , entre les cartes que le réseau réalise de son environnement externe , et les cartes qu'il réalise récursivement de son propre fonctionnement interne bouclé.
La gestion des "écarts" entre ces deux types de cartes ( "dehors" / "dedans" du réseau ) visant en permanence à la fois à relancer des écarts supposés maîtrisables ( prise de risque dans l'immédiat avec une hypothèse d'identité pérenne supérieure à découvrir ou à créer ), et à pouvoir précisément et suffisamment "intégrer" ces écarts dans les cartes et les référentiels de mémoire existants , de façon à permettre la "survie" actuelle - biologique, psychologique, sociale, culturelle, etc. - de l'activité même du réseau.