Vrac

Vendredi 10 décembre 2004

[ catégorie : vrac ]

Ce blog est un peu brouillon, il est tout autant schématique, et un peu égaré. Certains liens dans les notes qu'il contient renvoient sur des notes écrites ailleurs, qui renvoient elle mêmes sur des notes écrites ailleurs, etc.

Lorsque j'ai ouvert mon blog, ma première idée, et que j'ai toujours suivie jusqu'alors, était que ce soit le lieu d'un regroupement : mes notes concernant des projets en train et à venir, les différents états de mes travaux en cours, et tout ce qu'il me paraissait intéressant de mettre en rapport - références plastiques ou textuelles rencontrées au fil de mes recherches, toutes choses susceptibles de me servir à un moment ou à un autre, voire de soutenir ou éclairer ma démarche - l'idée d'une base de données souple et organisée, qui soit de plus à même de recueillir des réactions de visiteurs.

Ça fait maintenant plus d'un an que ce premier blog a été créé, modifié, suspendu pour être repris ailleurs dans de meilleures conditions, un an que je poursuis, élargissant les fonctions de départ suivant les envies, y intégrant des séries de travaux, jouant autant qu'il m'intéresse avec la plasticité qu'offre la forme d'un blog.
Pour diverses raisons que vous pourrez découvrir en bas de page* si vous en avez l'envie et la patience, j'ai dernièrement décidé de changer à nouveau son domicile : j'ai d'abord opté pour une formule indépendante, un blog fabriqué avec le logiciel gratuit Wordpress, sur un site d'hébergement gratuit et sans publicité.
Sur ce nouvel espace que je testais, j'ai transfére la totalité de mes notes, j'ai modelé l'habillage à mon goût, tout roulait, car Wordpress est un outil sans chichis et parfaitement efficace. Je m'apprêtais donc à pouvoir à nouveau blogguer en toute tranquilité (de plus en me tenant à l'écart des gueguerres de chapelle et de ce soit-disant esprit de famille par solution de blog interposée dont certains ont beaucoup parlé chez Ublog), enfin bien installée, pendaison de crémaillère et référencement par les moteurs effectués. Or, ces derniers temps et à plusieurs reprises, des pannes incessantes de l'hébergeur (le seul que j'ai trouvé offrant 100Mo avec une base de données, sans aucune pub. Un beau service, malheureusement trop instable) ont rendu mon blog - et la simple possibilité de poster une note - inaccessibles, cela des heures durant.

A force de fouiner je viens d'aboutir ici, tout me semble parfait pour l'instant, des outils bien pensés et en grand nombre, pas de limite de stockage, et même un petit bouton dans l'éditeur qui donne directement accès à ça : À ; ça : Ç ; et même : ð, pour ne citer que les plus utiles.
Cependant, rien pour l'instant ne me permet d'importer de mes notes anciennes (plus de 300) mis à part le copier-coller. Alors en attendant de trouver la patience nécessaire pour procéder à cette manipulation, j'ai mis dans ma colonne un lien (cel.index) qui contient l'intégralité de ces archives (mais qui fonctionne une heure sur trois).

Tous ces mots pour m'expliquer auprès des quelques personnes sensées vouloir me lire, et parmi ces supposées, celles qui auront su me suivre jusqu'ici, de toutes ces redirections, des erreurs de lien à venir (et sans doutes déjà présentes) entre mes différents blogs, et préciser que bientôt sur les quatre existant il n'en restera qu'un. Bla bla bla.
En espérant être enfin en résidence et que tout roulera à nouveau très vite, je vous prie d'accepter toutes mes excuses pour ces aléas et les platitudes de cette note soporifique.



[*Après avoir adopté une formule payante, garantie d'une meilleure accessibilité du site et d'un espace de stockage plus grand et dépourvu de pub, quand ublog, mon premier hébergeur, a proposé le passage au blog typepad pour le même coût, avec des fonctions nouvelles par rapport à ma formule précédente, je n'ai pas trop hésité, les polémiques autour des motifs commerciaux qui ont motivé la proposition de cette nouvelle formule, je les ai suivies d'abord avec intérêt, puis avec pas mal d'agacement et finalement avec lassitude. J'ai lu les conditions d'utilisation (pas plus aberrantes que ce qui se pratique ailleurs, même si ça n'a rien d'heureux), et les ai acceptées. Du moins pour les quelques mois de promotion où je pouvais en bénéficier sans supplément, période qui finira en mars. La formule n'est pas vraiment déplaisante mais elle deviendra alors coûteuse, son interface n'est pas ce qui correspond le mieux au type de notes que je poste - au delà de ces raisons, ce qui m'a vraiment décidée à partir, c'est que l'affichage de l'éditeur de post est devenu d'une lenteur insupportable, et les plantages trop fréquents]

Par céline cel
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Vendredi 24 décembre 2004

[ catégorie : vrac ]


Marche et vélo dans les rues, air doux, le vent, temps que j'aime qui me rappelle mes marches dans le sud. Les rues se vident rapidement, moi je suis calme, des gens pressés sont certainement surpris de me voir assise sur ma selle à photographier des façades qui n'ont pas grand chose d'historique, bien que certaines.
Abordée par un homme qui me moque de photographier l'épicerie du coin, à ce qu'il croit, même si je cadre plus haut, une fenêtre ou une personne agacée de me penser épiant fait des allées et venues, poings sur les hanches, avant de se ranger plus profondémment dans son appartement à grandes baies, hors de ma vue, sans doute encore inquiète. Un clodo ensuite, revêtu d'un bonnet de père noël tranchant avec son visage fortement marqué d'ennui, les rares passants filent devant lui plus vite encore qu'à l'accoutumée, me demande des sous et me dit qu'un gars l'a photographié un peu plus tôt, que le gars le trouvait marrant paré comme ça, raconte ça sans sourire, s'est prêté au jeu, en est resté vaguement interloqué. Le sourire heureusement vient après, avec la menue monnaie et les encouragements qu'on s'envoie, moi partant à d'autres fenêtres, lui restant dans son coin, sans doute par habitude bien que ce soir la gare à laquelle il fait face ne semble plus être le lieu de croisement idéal, bientôt désertée sans doute.
Je reprends les rues plus larges, ayant entendu une cloche et supposant qu'il était sept heure, aller vite pour trouver du vin, toutes les boutiques ou presque fermées, un maraîcher du vieux marché me dépanne d'une bouteille de Bordeaux de table en même temps qu'il éponge son plan de travail.
Maintenant chauffe la tartiflette et le vin dans les veines, photos triés, celle ci-dessus prise entre deux bagnoles filant sur le boulevard de la Marne, depuis la rampe qui est un des lieux où je préfère passer à Rouen, qui de plus fait face en hauteur à bon nombre de fenêtres éclairées, que grâce au zoom de mon nouvel appareil je peux voir de plus près qu'à l'oeil nu, vent qui fouette et crée des flous dans les arbres, balade agréable, joyeuses fêtes.

Par céline cel
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Lundi 3 janvier 2005

[ catégorie : vrac ]




Par céline cel
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Lundi 3 janvier 2005

[ catégorie : vrac ]





Par céline cel
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Lundi 3 janvier 2005

[ catégorie : vrac ]







Par céline cel
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Vendredi 7 janvier 2005

[ catégorie : vrac ]











Par céline cel
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Vendredi 7 janvier 2005

[ catégorie : vrac ]

Des essais de prise de vues interrompus par mon ignorance technique et faute d'être sortie avec le mode d'emploi de ma caméra, un débat un peu longuet mais qui m'a donné l'occasion de tenter de formuler des phrases compréhensibles, des balades et du vent, des sapins qui trainent dans des soirées qui tombent, un peu de bon vin et de délicates terrines, des lectures (Rosalind Krauss encore, L'art conceptuel de chez Phaïdon, le schmilblik euh pardon le Palafox d'Eric Chevillard) et des écoutes (Gonzales puis Greg à l'instant), du sommeil qui se rattrape certains jours et se perd presque simultanément, des idées qui évoluent doucement et moi qui tente patiemment de les capter, diriger, ordonner, définir, un café dégueulasse ce matin, un laps de temps qui reste avant d'envoyer la description de mon projet qui s'amenuise, une certaine tranquilité.
Par céline cel
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Samedi 22 janvier 2005

a)

Ma fille, qui comme beaucoup d'enfants de quatre ans a une production de dessins imposante, a maintenant son blog pour les ranger (avec mes mains pour taper sous la dictée les histoires qu'elle ne manque pas d'y associer) et les montrer à ceux que ça tente.

b)

Le film pour l'itinéraire étalon avance sans avancer, les captures de vidéos enfin terminées, le tri encore à faire avant d'attaquer le montage.

c)

Hier, François Jullien, invité des Matins de France Culture, émission au cour de laquelle sonne parfois l'heure de mon lever, évoquait la "pensée chinoise". Au moment où j'émergeais, c'était son "pouvoir de transformation" qu'il précisait : l'idée de ne pas faire coupure, une "transformation continue, ou comme on dit en Chine, la transformation silencieuse"

[François Jullien  - Je pense qu'il y a une transformation silencieuse qui est à l'oeuvre, qui crée ce potentiel chinois qui va croissant, et la chine en 76 était au bord d'un gouffre plus grand encore que l'URSS, n'est-ce pas, en terme d'écart, en terme de tension sociale etc.
Je pense que l'activité régulatrice pour prendre un terme chinois essentiel, a été telle qu'elle a permis, avec des à-coups que nous avons souvent pris comme des évènements très saillants, mais qui entraient dans une logique progressive, n'est-ce pas, de disons "lâcher serrer" successivement, de façon à ce que de l'ordre se maintienne, et je crois que le grand mot de la pensée chinoise dans le domaine du politique c'est - depuis la Chine la plus ancienne - c'est ordre et désordre. Et je crois que la grande question aujourd'hui en Chine c'est de garder l'ordre pour faire prospérer les affaires.

Nicolas Demorand - François Jullien il y a une inquiétude, moi j'ai éprouvé une inquiétude en lisant votre livre* : quand on lit dans la presse l'idée de l'émergence… l'empire du milieu… une économie chinoise extrêmement puissante… perspectives de développement, de croissance, un potentiel démographique... On peut dire que c'est des clichés, et refuser de les examiner. Il y a une - sur le plan théorique aussi, et c'est là qu'il y a mon inquiétude - une puissance, une fécondité théorique - à vous lire - dans cette partie là du monde, qui semblerait être un souvenir, peut-être, pour nous en tout cas… les travaux de philosophie notamment qu'on peut lire aujourd'hui, ne semblent pas portés par cette même dynamique... Or j'ai l'impression théoriquement aussi que la Chine est extrêmement forte.

François Jullien  - Certainement elle est forte, parce qu'elle a des cohérences qui sont fortes. Cohérence de la transformation, de la régulation, je crois qu'il y a là des effets de pensée qui sont essentiels.
Cela dit je ne voudrais pas du tout sous-estimer - et la Chine me fait au contraire l'éprouver encore plus - ce qu'ont été les grandes poussées théoriques de l'Occident : le choix de la vérité, ou le choix de la modélisation, par exemple, je pense que l'Europe a dû toute une part de son essor à la modélisation théorique, à la mathématisation. Je n'ai vu aucun penseur chinois s'intéresser aux mathématiques.
Il y a des mathématiques chinoises bien sur (...) mais l'idée, et qui n'a cessé de hanter la philosophie : les mathématiques comme modèle du modèle, avec ce que cela impliquait dans la conception de la vérité...
bon, je crois que, au fond, on voit mieux apparaître les aventures diverses de l'esprit, encore une fois d'un esprit commun, hein, j'insiste, que l’on se rassure, je ne vais pas faire du culturalisme, mais je crois qu'il y a effectivement une fécondité de la pensée chinoise.
La grande difficulté aujourd'hui pour elle c'est de s'exprimer en termes européens. Parce qu'elle n'a pas le choix. La rencontre des missions a ébranlé la Chine, par contre quand l'Europe revient avec - je dirais - des canons, au cours du 19ème siècle - la guerre de l'opium, ... , les concessions - la chine se réveille parce qu’elle avait déjà été conquise par les Mongols, par les Mandchous etc., mais là elle est conquise par une culture, elle va être conquise par la science, par la science classique qui s'est faite à base de modélisation, à base de mathématisation - que la Chine n'a pas connue. Donc là il y a un trauma chinois essentiel, qui fait que la Chine va emprunter du modèle la science, et aussi du politique (...)
Et je crois que la difficulté pour elle c'est que maintenant elle est passée sous les concepts européens - Chine, Japon… même histoire, si vous voulez - et donc la difficulté qu'elle a aujourd'hui c'est de réexprimer ses cohérences implicites, qui faisaient le fond de la culture lettrée, dans des concepts qui sont des concepts venus du dehors - et qui doivent être réfléchis sinon la pensée chinoise paraîtrait toujours un peu la lune par rapport au soleil - si vous voulez - parce que dès lors que c'est à travers des concepts européens qu'elle s'exprime, quelque part elle est coupée de son enracinement thématique. Mais je crois qu'il y a effectivement euh euh disons

Nicolas Demorand - Mais je pense qu'ils pensent mieux - à vous lire en tout cas - l'inscription de l'homme dans le monde qui est quand même un grand problème qui nous concerne tous [petit rire] c'est bête de le dire et naïf de le dire de cette manière là mais cette inscription est mieux pensée

François Jullien - Ben, sans doute parce que la phi...

Nicolas Demorand - De manière plus riche, plus complète

François Jullien - Oui, la philosophie européenne si vous voulez a été de plus en plus [dépendante de l'idée] du sujet, du "moi sujet" - et donc forcément a développé une rupture avec le monde. Ce qui me parait caractéristique dans la pensée chinoise, c'est qu'au départ n'est pas le "moi sujet" mais la situation. Et donc... implication intégration... ça ne va pas être clair c'est à dire que le fait que... Au fond qu'est-ce que nous recommande la pensée chinoise : c'est d'être "en phase" - avec les processus. Donc dans cette disponibilité, cette ouverture "respiratoire" avec le monde, et effectivement toute une part du drame - disons tissé par la pensée européenne dans ce rapport d'affrontement au monde - se trouve comme suspendu quand on passe en Chine. Par cette déprise justement (...) là je vois qu'il y a une force de la pensée dans cette inséparation du vital et du moral.]

La discussion s'est poursuivie quelques minutes, abordant la crainte d'un "épuisement de la philosophie occidentale" alors "qu'on n'en a jamais fini avec l'idéogramme"...

Si l'ensemble - malgré la remise sur le tapis systématique de pas mal de clichés et mon demi-éveil - était intéressant, j'avoue avoir presque bondi à l'expression de l'inquiétude de Nicolas Demorand : ce type, que je trouvais déjà peu supportable avec sa voix de présentateur de talk show télé, sa manie des coupures de paroles et sa bêtise [simulée (?) - à croire qu'il juge les auditeurs incapables de suivre la réflexion de ses invités, et donc nécessaire de l'amoindrir sous prétexte de leur mâcher], le voilà atteignant un sommet : inquiet à l'idée qu'une autre culture que la sienne puisse être féconde. Sidérant, à deux doigts du péril jaune. François Jullien évoque plus loin le "rapport d'affrontement au monde" qu'il associe à la pensée occidentale - et tape en plein dans le mille...



*François Jullien, Nourrir sa vie à l'écart du bonheur (Seuil, 2005)

Par cel cel
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Dimanche 6 mars 2005


IN ADVANCE


OF


THE


BROKEN ARM

Par - cel
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Vendredi 11 mars 2005







Par - cel
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