Mercredi 16 novembre 2005

Séquence 06  :  lancer la vidéo 
[2,4 Mo, sonore, lecture par realplayer]

Vendredi 14 octobre 2005

en cours, séquence 02  :  lancer la vidéo 
[2,4 Mo, sonore, lecture par realplayer]

Jeudi 29 septembre 2005

Itinéraire-étalon, en cours, séquence 05  :  lancer la vidéo 
[3,3 Mo, sonore et bruyant, lecture par realplayer, si problème merci de me le signaler, avis techniques (réduction/suppression du vent...) et autres bienvenus]

Vendredi 1 juillet 2005


Lundi 31 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]

Le dossier de candidature ci-dessous a été posté dans l'après midi. Vous souhaitant bonne réception, Cordialement.

Cel



Tourner autour

«   (…) le boulevard périphérique aide et accélère la circulation, permettant à la fois d'éviter de se confronter à la ville en restant à l'extérieur et d'atteindre plus rapidement sa cible à l'intérieur. Le boulevard périphérique est la seule route qui ne commence pas quelque part et qui ne mène nulle part.
(…) Mais si l'automobiliste emprunte la voie périphérique pour aller plus vite, n'est-ce pas par refus de l'efficacité que l'artiste se plait à la déambulation circulaire ? Pour ne pas aller tout de suite vers la cible, ou même pour ne pas avoir de cible ?
(…) Tourner autour pour mieux voir ou pour mieux montrer ? Tourner autour pour changer de point de vue ou pour ne pas choisir un point de vue dominant ? Tourner autour pour se déplacer ou pour ne pas s'arrêter ? Tourner autour pour moins de théâtralité ou pour plus de spectacle ?
(…) d'envisager le mouvement circulaire comme générateur de formes, de regards, de représentations, d'expériences. Comment la création artistique contemporaine s'est-elle emparée de cette posture ?   »




          première approche (2003) :


Lorsque me sont venues en tête les premières idées de travail sur mes déplacements, j’ai immédiatement décidé de noter chacun d’eux, au jour le jour et rue par rue, sans établir ce que deviendraient ces notations.
(Je savais que je sortais en moyenne deux fois par jour et que mes parcours répondaient la plupart du temps à des obligations : acheter du tabac, me rendre à l’école, faire des courses etc. Je savais également, par habitude, que malgré le caractère contraint de ces parcours je ne me limitais pas à l’emploi du chemin le plus rapide ou le plus simple pour me rendre de A à B, leur quotidienneté me poussant au contraire à chercher différentes voies, un chemin de retour qui soit autre que celui de l’aller).

J’avais simplement pensé que je pourrais, dans un premier temps, reporter sur calque ces tracés et observer ce qui résulterait, formellement, de la superposition de ces calques.

La manière de procéder était contraignante. : la notation systématique m’imposait, durant les parcours, de mémoriser - d’être donc attentive à chaque embranchement, alors que je restais autant que possible dans une idée de déambulation. Une contrainte forte, donc, mais non dans la forme, dans l’attention nécessairement portée aux nom des rues, à leur succession. Dans ce sens, elle intervenait beaucoup sur l’esprit dans lequel je cheminais : rien d’errant. Tracer, au contraire.

24/11/2003 : maison > école par rue Girardin > retour par rue du Renard > Maison >  pharmacie (affiche “samedi : test gratuit du diabète") > Poste par rue Lecanuet > l’Armitière trop tôt fermée > rue Lecanuet > Rouen piano > anpe > maison par Renard > ecole par Girardin > Renard > Lecanuet > Fontenelle > Cauchoise > contournement gauche vieux marché > rue du Gros > première droite > place pucelle > rue aux ours > bazar - achat parapluie et ours en peluche Marguerite, boule papier abat-jour, scotch > gauche rue Jeanne d’Arc > droite rue du Gros >  magasins de pompes 1 - 2 - 3 - retour 2 - achat 1 paire > retour rue du gros > contournement droite vieux marché > Cauchoise > Renard > Buffon > maison.

Je n’ai finalement pas effectué de report sur calque, me contentant de la notation par écrit des rues empruntées.
Je me doutais que cette superposition montrerait un réseau, qu’il serait en certains points saturé, touffu, que l’emplacement de mon domicile serait un point fort dans la densité de l’enchevêtrement, et que cette densité irait s’aérant au fur et à mesure que les cheminements s’en écarteraient. Que le tout resterait dans un cercle « raisonnable » , au maximum correspondant à l’étendue de la ville, ville moyenne ou se maintient la possibilité d’une traversée complète à pied et en un jour.
D’une certaine manière, une représentation mentale de ce type me suffisait.

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1

          L’idée d’une contrainte de parcours, l’itinéraire étalon :

L’idée de contraindre le parcours, dans la forme même de son tracé, et venue peu après.
J’hésitais sur ce qui déterminerait une forme de base (une forme géométrique ? une forme empruntée à un autre plan ? celle d’un cheminement effectué dans une autre ville, par exemple), que j’avais décidé d’apposer sur mon plan de ville, tirant de son chevauchement avec les tracés des rues un parcours arbitraire, comprenant des connivences (les points ou la forme de base et le plan de ville se chevauchent parfaitement), des écarts, des intersections. Cette forme pourrait s’appeler “itinéraire étalon”.

 Le premier que j’ai utilisé a été le plan d’une exposition en extérieur à laquelle j’étais conviée.
Informatif et sans joliesse, il avait dans son tracé une variété : le lit de la rivière, canalisée ou non, les points figurant les espaces dédiés aux interventions des participants, les emplacement des ponts, les chemins de promenade prévus. Tous ces éléments, dont beaucoup mis en place dans une volonté pro-touristique de rendre aisée et jolie la balade, avaient un tracé dont on sentait la dépendance à la configuration du terrain, ses dénivellés, ses infranchissables etc. 

itiartdrivesw

19/3/2004 : Essais 02 (i-é) / Cette nuit 3 idées (pour les trois, prendre pour itinéraire-étalon uniquement le chemin du parcours d’expo, avec pour une les emplacements des exposants en plus) : - Réaliser un ou plusieurs montages photo (dans ce cas différents lieux) en suivant pour les prises de vues la forme de l’itinéraire-étalon. Mon point de vue (si fixe) étant mon emplacement.
- Effectuer le parcours de l’itinéraire-étalon (à pied ou autre) dans une zone assez vaste pour qu’il n’y ait pas d’obstacles, relever la tête et noter ce que je vois* pour chaque point (emplacement d’exposant). Pour ça, le transcrire d’abord en : nombre de pas ; tourner de x degrés à gauche ; nombre de pas ; lever la tête et regarder vers x degrés à droite etc
 - Poser l’i-é sur un plan de ville : le tracé coïncidera avec des rues, mais aussi croisera des bâtiments que je ne pourrai traverser. Trouver alors le moyen de le rejoindre en contournant (par le chemin le plus court ? celui qui aura la forme la plus proche de l’i-é ?).

 Ce matin essai sur plan :  (tout-tracé    et écarts) La tentative par un schéma faisant figurer en lignes pleines l’itinéraire-étalon et en pointillés les écarts forcés entre parcours “idéal” et parcours réellement effectué. Faire plusieurs tentatives et les répertorier. Prendre mon adresse comme lieu de départ (en bout de parcours ou au point de mon emplacement). Voir si je fais des allers-retours : dans ce cas prendre un chemin différent dans un sens et dans l’autre ; ou encore : trouver le moyen d’atteindre par le chemin le plus court l’autre extrémité du tracé-étalon (si je décide que mon adresse de départ est mon emplacement sur ce tracé). Si ça marche, essayer avec d’autres points de départ que chez moi, et/ou avec différentes échelles du plan en gardant chez moi comme point de départ.
Peut-être : garder la trace* des endroits où j’ai perdu et récupéré le parcours-étalon.
*Image, photo, description de l’endroit…

iti300mw

20/3/2004
Essais 04 (i-é)
Correspondance des points :
18/19/20 : rideau
21 : plateau buffet
22 : Livre L’aventure de l’art au XXème siècle
23 : bouteille plastique
24 : Livre Inexpressionnisme
28 : étagère (3ème haut)

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2

          Les exploitations (2004-2005) :

L’itinéraire étalon me permet alors d’opérer une sélection, il m’indique des points de jonction, des rues à emprunter, des écarts à faire pour le rejoindre.
Il sert à prélever : des photos de segments de rues, d’intersections, des extraits par cadrages de recoins de mon lieu d’habitation.

(pour l'illustration, voir cette note)

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3


Ce qu’ouvre de possibilités d’utiliser l’inapproprié, de coller un plan sur un autre. Cette utilisation du plan est génératrice sinon de formes abouties, au moins d’expériences, dans le sens que sont des lignes de conduite temporaires, qui ne détiennent pas dans leur méthode les clefs de leur forme finale.
La forme d’un cercle apposée sur un plan de ville, est tout aussi “inapropriée” pour établir un plan de cheminement que la forme de ce premier itinéraire étalon, elle est tout aussi arbitraire et également génératrice. 

Mes expériences actuelles avec cette forme d’itinéraire circulaire sont un parcours de photos accompagnées de textes (en cours), et une vidéo (voir pages suivantes pour le détail)


(dernière parenthèse, pour finir / 2/6/2004 : « Citant un philosophe indien qu’il ne nomme pas (mais existe-t-il, ou est-ce que la “citation” n’est que la parfaite illustration d’elle-même ?), il dit : “Quand on regarde deux objets séparés et que l’on commence à regarder l’espace entre les deux objets, quand on concentre son attention sur cet espace, sur ce vide entre les deux objets, à un moment donné on perçoit la réalité.” Les villes, surtout quand pour les besoins de la cause on les réduit à deux points sur la carte, peuvent, j’imagine, représenter les deux objets, et le trajet entre les deux, le vide qui les sépare. En effet Paris et Marseille, sans que nous ayons besoin de chercher des ronds plus ou moins importants sur les cartes routières, ne sont plus, depuis une semaine et demi, que les deux pôles abstraits qui permettent de découvrir l’espace qui les sépare, et d’y apercevoir (et je reviens à Diana pour la remercier d’avoir parlé, aussi, de cénesthésie,  mot que j’avais relégué, sans l’avoir oublié pour autant, au grenier de l’esprit où s’entassent les mots qui ont été plus qu’utiles pour étudier les autres, et qu’on néglige d’appliquer à la vie, même si ce que l’on vit en est la fidèle représentation), grâce à l’entremise lente et patiente de tous mes sens, une réalité qui nous aurait été impossible d’entrevoir sans avoir en quelque sorte placé hors de notre vue le départ et aussi l’arrivée.
Plus nous avançons, plus grande semble la liberté dont nous jouissons. Pas du tout parce que nous approchons de Marseille. Au contraire, c’est probablement le fait de s’être éloignés du point de départ et d’avoir en même  temps perdu de vue, mais complètement, le but  du voyage, qui lui donne cette qualité. Peu à peu nous apprenons non seulement à regarder l’espace dont parlait l’hypothétique philosophe indien, mais à l’être avec tout ce que nous sommes. Et cet espace entre les objets, du moment que le regard les laisse en dehors, d’un côté et de l’autre de son champ de vision, n’est-il pas, par définition, sans limites ? »
  Julio Cortazar et Carol Dunlop, Les Autonautes de la cosmoroute ou un voyage intemporel Paris-Marseille (1983)
Chercher qui a approché (comme Cortazar/Dunlop ou Richard Long), l’idée du déplacement pris dans un autre but que de se rendre d’un point à un autre, de franchir l’espace : plutôt comme un intervalle à ponctuer, à exploiter (sentiment de quasi-immobilisme chez Cortazar, de “permanence” chez celui qui traverse / ponctuation du déplacement chez  Long : déplacement alterné des cailloux. Bercement de la marche ? prétexte à contemplation ?). Travailler dans un segment déterminé, mais non uniquemet sur ses extrémités. Idée de cheminement (être en train) et non forcément de rejoindre le point B. L’attitude d’observation ou l’exploitation (par notation, ponctuation…) donne de la densité à l’intervale. Le fait de déterminer une durée, un point de départ et d’arrivée délimitent le terrain d’expérimentation.
Un travail sur la perception de l’intervalle : forme en creux entre… ? position du sujet relativement au défilement régulier (ponctué/rythmé) du paysage, perception du temps dont on modifie les critères par le détournement de cet espace ?).
)

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4



          Projet 1) Travail photographique :


J'ai défini le diamètre du cercle rouge (l'itinéraire-étalon) en fonction des deux extrémités du déplacement que j'avais à faire (maison-distributeur). La forme circulaire est à rapprocher de l'idée de circulation périphérique. Il va de soi que cet itinéraire-étalon pourrait (et pourra) prendre d'autres formes (dans une version précédente j'appliquais de la même manière le plan de cheminement d'une l'exposition à laquelle j'allais participer) - c'est la contrainte que cette forme amène dans le déplacement qui m'intéresse.

      Le tracé mauve montre le parcours réellement effectué, qui suit au plus près le cheminement du cercle tout en tenant compte de la distribution des rues et des possibilités de passage.

      Des photos des façades sont faites à chaque intersection du cercle-étalon avec l'itinéraire emprunté.

      Les photos de segments de rues sont prises quand le cercle-étalon et mon parcours se chevauchent sur une distance plus importante que la largeur de la rue.

(pour l'illustration, voir cette note)


Il ne s'agit évidemment pas dans ce projet de me rendre par la voie la plus courte d'un point à un autre, mais de provoquer une déambulation par le tracé arbitraire du cercle plaqué sur le plan de ville


Des textes accompagneront probablement cette série (un premier aperçu en est donné en dernière page de ce dossier)

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5


          Projet 2) video (extrait sur cassette DV  jointe) :


- apposer un cercle sur le plan de ville, son diamètre correspondant aux deux points extrêmes d’un parcours à faire (les points rouges à centre blanc)

- suivre au plus près ce tracé de cercle en tenant compte de l’agencement des rues (les écarts empruntés sont ici figurés en rouge)

- prendre une vue en plan fixe à chaque intersection du cercle et du parcours réellement effectué (les points mauves et verts sur le plan) - les transitions d’un point à un autre se faisant par une rotation de caméra

- prendre une vue en mouvement (caméra subjective, cadrage sur les pieds et le sol) à chaque fois que le cercle et le tracé des rues coïncident (les lignes figurées en rose)


Dès les premiers essais autour des projets concernant les itinéraires, l’idée d’utiliser la vidéo était présente. D’utiliser le son, aussi. Ces cheminements urbains dans ce qu’ils ont de découpé (sont des extraits, des bribes) trouvent une unité dans des rappels du connu : présence sonore des moteurs, qui enrobent ou recouvrent ; les voix, de minces extraits de conversations saisis plus comme tons que pour leur sens, qui de part le déplacement constant n’est pas saisissable : passants qui me frôlent, personnes à l’arrêt lorsque je déambule. Fugaces, de l’ordre de ce que chacun reconnaît comme bruits de ville, ambiance de ville.
Il est donc question de capter, à des points déterminés par le système de parcours contraint, ces sonorités véhiculées, de capter des images, de prélever.

Il est fort possible que cette vidéo soit en plus de ces  ambiances sonores  de ville, accompagnée d’une voix off, et sa durée n’est pas fixée.

 

(…) que je tiens vraiment à l'idée des plans fixes sur pied où l'image filmée devient soudainement photographie, figée, fixe, même froide, déjà mémoire ou objet d'étude malgré la continuité de la bande son qui sonne le présent (aime ce décalage) - qu'il me faut résoudre ce problème technique, les plans fixes nécessitent (…)

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6


          Précision concernant la vidéo :

Cette vidéo, pour sa première version, dure 18mn environ, l’extrait présenté est un travail non achevé (notamment pour la bande son qui est pratiquement dans son état brut).

D’autres parcours que j’envisage donneront lieu à d’autres expériences de ce type, probablement avec des durées plus restreintes. Cependant, je voulais préciser qu’elle ne nécessite pas de vidéoprojection (une présentation sur écran 36cm est suffisante), et que je dispose du matériel nécessaire (moniteur et lecteur DVD ou VHS), que je peux prêter pour la durée de l’exposition.

etc. etc.

Samedi 15 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]

Prises de vues sur prises de vues, d'un jour à l'autre profitant du temps compté de lumière valable pour corriger le tir de la veille, les erreurs de méthode et les ennuis techniques (ma caméra ne supporterait-elle pas une température de 4 ou 5° au dessus de zéro ?). J'ai changé de cercle (cf. plan sur ma note d'hier), pour tomber dans un quartier moins fréquenté, que j'aime bien. Je remarquais tout à l'heure, "sur le terrain", que la méthode de prise de vue choisie associée à l'heure d'hiver me forçent à la rapidité, presque courir d'un point au suivant, prendre et reprendre à la suite les séquences en variant les réglages et me disant pourvu que, pourvu que j'arrive au point x avant la tombée de la nuit, ou avant l'heure de la sortie d'école, selon le jour. Cet empressement involontaire me fait "visiter" ce quartier d'une manière que je n'imaginais pas telle : j'ai en tête des points clef, ceux à atteindre, mais aussi quelques-un que je ne filme pas mais que je remarque une première fois, pour le lendemain et le surlendemain leur accorder une attention plus poussée, toujours les mêmes - notamment la maison de brique qui fait l'angle après la place au bout de la rue Saint Gervais - parce qu'ils sont sur le tracé, parce que je les croise - mais sans que je puisse à leur propos affirmer ce qui, dans cet ensemble cheminé et vu vite, les rend à ce point singuliers que ce sont toujours eux que je note, observe, et que j'observe à défaut du reste. Curieux état d'esprit, qui n'est ni celui de la visite ni de la flânerie, non plus que du seul empressement. Une aptitude amenée par la progression à s'attacher à des extraits, des extraits et un mouvement d'ensemble.

Enfin aujourd'hui je crois avoir filmé tout ce qui me sera nécessaire pour le montage final. Et même si, malgré le froid qui me glaçait hier et encore plusieurs heures après mon retour à la maison, j'ai apprécié ces séjours prolongés et actifs - être dehors, y rester jusqu'à un certain achèvement, refuser les cafés proposés en chemin, faire et refaire - je suis heureuse à l'idée des heures qui m'attendent, au chaud, à choisir dans quelques cassettes les bouts à garder, attaquer enfin le montage. Il faut dire que ce film sera sans doute quelque chose de calme, et que ce calme s'accorde mal avec l'ambiance incessamment mouvementée de ces trois ou quatre derniers jours.
Vendredi 14 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]



(la suite plus tard)
Lundi 10 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]

Étouffer un peu le micro pour obtenir un son plus feutré sur l'ensemble, avec des transitions moins brutales.

Raccourcir la durée des plans fixes de loin (1 2 devrait suffire).

Supprimer les séquences hors cercle avec ce type de prise de vue (à la main - à reprendre si je bricole le vélo, en faire dans ce cas un autre film), reprendre leur méthode pour les séquences marchées entre deux points avec chevauchement du cercle (alors avec pieds et sol - donc suppression des vues en séquence frontale avec dragonne : trop de saccades).
Ce qui donnerait :

1°- (sur pied) Plan fixe de près (1 2 3 4 5 6) → rotation → plan fixe de loin (1 2) → zoom → plan fixe zoomé (1 2 3 4 5 6 7) → zoom arrière → plan fixe de loin (1 2) /

2°- (sur pied) Plan fixe de près (1 2 3 4 5 6) → rotation → plan fixe de loin [1 2 3 4 5 6 7 (pour prévoir découpe, sans doute ne garder que 1 2)] - ou : plan fixe de loin (1 2) → zoom → plan fixe zoomé (1 2 3 4 5 6 7) → zoom arrière → plan fixe de loin [1 2 3 4 5 6 7 (pour découpe, sans doute 1 2)] / (ôter le pied) / vue sol et pied : séquence jusqu'au terme du segment → [peut-être enchaîner une remontée sur vue frontale, sinon arrêt sur les pieds en fin de segment - rien n'empêche de faire les deux lors de la prise de vue, dans ce cas en laissant un court laps sur les pieds (1 2) avant de faire la remontée, puis plan fixe en essayant de ne pas trembler trop] / reprise au 1°.

(garder le mouvement d'ajustement du pied et du point de vue en début et fin de plan fixe, qui fait ressortir l'aspect figé des images intermédiaires - si trop laid, faire sauter au montage)

En supprimant les prises de vue de séquences hors cercle, la durée de l'ensemble sera réduite de beaucoup (tant mieux, j'en suis à 37mn, vraiment trop long, d'autant qu'il est possible que je décide de monter le film en boucle, ce qui ne serait presque pas perceptible sur un temps si long) ; les points deviennent plus fréquents que les séquences, l'alternance sera moins régulière que dans mon essai d'aujourd'hui (qui donnait point → rotation → point → séquence → point → rotation → point → séquence → ... ) - ce sera plutôt de type : 1°/1°/1°/2°/1°/1°/1°/1°/2°... (c'est à dire, à peu près : point → rotation → point → point → rotation → point → rotation → séquence → point → rotation → point → rotation → point → point → point → rotation → point → etc.).

À noter que les prises de vue de nuit, même si j'apprécie bien le changement de lumière progressif sur la durée du film, posent un vrai problème : les lampadaires projettent inévitablement, à un moment ou à un autre, l'ombre du pied photo. Ce qui produit à peu près la même gene que le micro du perchman entrant dans le champ.

(travailler en manuel pour lumière, ouverture etc., sans quoi il peu y avoir de fortes différences de couleur d'un plan à l'autre)

Dimanche 9 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]


54 minutes de prise de vue sans interruption, sans souffler, tenant compte de mes conclusions sur les derniers essais : prises en mouvement caméra à la main, vue sur mes pieds et le sol pour les séquences entre deux points - hors cercle itinéraire - vue frontale pour les tronçons du parcours qui le chevauchent (mouvement saccadé un peu fixé par la dragonne courte, à première vue pas très satisfaisant) ; les plans fixes sur pied, les rotations d'un point au suivant également (et donc d'un plan fixe au suivant) ; entre ces deux types de séquences, tentative de raccords "sur le vif", en reprenant manuellement le point de vue qui précèdait.
Observé attentivement le résultat, me dis que les plans zoomés méritent une durée un peu plus longue (décompte 1 2 3 4 5 6 7 et non 1 2 3), que je suis assez hésitante sur la durée des gros plans (soit 6 au lieu de 7, soit au contraire beaucoup plus), que ceux qui suivent les zooms peuvent être réduits (1 ou 1 2, pas 1 2 3), qu'éventuellement j'adopterai le trot au lieu du pas de course pour les séquences hors cercle, que bricoler un de mes vélos pour y fixer le pied serait un bon moyen de limiter les saccades tout en respectant l'idée de "caméra libre", et en maintenant également le contraste avec la fixité des plans sur pied. Et puis cycle et circulaire, ça ne va pas trop mal ensemble.

J'aime bien l'état de concentration, voire de concentration crispée, qu'entraînent ce type de tournage "intensif"  et l'observation critique qui le suit immédiatement.

J'ai fait un premier découpage, la machine le calcule, bilan un peu plus tard. Now it's Twin Peaks time.

Samedi 8 janvier 2005

[ catégorie : itinéraire-étalon ]

Deux trains ratés, Marguerite déposée à Paris dans des temps respectables cependant, heure d'arrivée à rouen 15h48 trop avancée dans la journée, une pause de quelques minutes à la maison, quelques paroles échangées avec Arte, toujours le même café d'autant plus dégueulasse cette fois que réchauffé, sortie, le cercle l'itinéraire étalon, même que la dernière fois, avant que la lumière ne s'efface trop. Prises rapides, proches de l'improvisation, du tiens si j'essayais comme ça, coups de pied malencontreux dans le pied photo qui me signalent dès le quart du cheminement que tout sera à refaire, retour, dépose du pied et sortie de Ninny qui se roule avec joie dans la cour, porte laissée ouverte pour autoriser ses allées et venues puis nouvelle sortie, je bidouille la dragonne pour qu'elle restreigne les mouvements, les tremblements de la main, et fait un nouveau quart d'heure d'essais, tous dans le même secteur de la rue de Buffon, le voisins inquiets épient aux fenêtres en se donnant tous les airs d'occupations qu'il peuvent. Je rentre, visionne, constate que la prise en marchant caméra sur le pied produit un mouvement horizontal saccadé aussi inssuportable que risible, que je tiens vraiment à l'idée des plans fixes sur pied où l'image filmée devient soudainement photographie, figée, fixe, même froide, déjà mémoire ou objet d'étude malgré la continuité de la bande son qui sonne le présent (aime ce décalage) - qu'il me faut résoudre ce problème technique, les plans fixes nécessitent l'emploi d'un trepied et l'emploi du trepied perturbe ceux en mouvement - prise de tête et décision, pas savamment dosé, le mélange.
 

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