11 juin – (moitié d’action et réponse)

Publié le par cel


La reconnaissance visuelle s’informe d’abord par la prise rapide, quelques fractions de seconde suffisant généralement à la vue d’une personne de face pour que réponde celle d’un passé commun restauré – et dans une action d’autant plus inconsciente qu’elle semble viscérale.
Créer  l’image mentale c’est pourtant une affaire de cortex, autant que l’aperçu - avec ce qu’il a souvent d’involontaire - correspond à ce qu’on pourrait dire une décision semi automatique de l’iris.
Résumons,
l’accommodation intervient, des faits anciens sont suscités
de là à parler d’une conscience de l’œil - pour générer l’image le traitement ne passe que par des choix tenant à la pupille, qui réagit à l’aspect général par                                    relâchement                                     dilatation
mouvement  si  nécessaire    ;   des  informations  sont  prises, simultanément assimilées    -    le muscle de lui-même pallie à la pénombre de là à parler d’une conscience de l’œil.

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C
grand merci pour ces apports, vraiment intéressants, j'ai lu ça attentivement et le relirai (l'idée de bouclage notamment me frappe).<br /> Et c'est une bonne surprise qu'un texte qui ne fait qu'utiliser un langage (un peu) "scientifique" amène en réponse une contribution aussi pointue
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A
... que la phrase inachevée, laissée en suspens , n'accomplit qu'une "moitié d'action" ...
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A
Mais toutes les "explications" que des scientifiques spécialistes des neurosciences pourraient nous donner ou même nous donner à "voir" en rétroaction, par les techniques modernes de "visualisation" des activités cérébrales , sont elles-mêmes des cartographies et des interprétations secondes , réalisées par leurs propres réseaux cognitifs individuels et "résonants" au sein des équipes de recherche qui les connectent.<br /> <br /> Les "artistes", eux, dans leur activité propre, se situent plutôt au niveau de l' "expérience, même" , POUVANT aussi théoriser , si la dynamique même de l'expérience de l'"oeuvre" les y conduit, mais pas "obligatoirement" , puisque précisément , la liberté même qui s'expérimente dans le champ artistique , est intrinsèquement polymorphe ( et même "perverse polymorphe" pour reprendre un vocable psychanalytique ) et ne "doit" suivre que la propre "loi interne" de l'"oeuvre" naissante , en développement ou en évolution.<br /> <br /> C'est bien sur cette frontière horizon , "vêtement de la mariée" , toujours entre la "vie, même" et le décalage créateur d'un surplus de vie , donc aussi d'un "artifice" , d'une "image" dédoublant le réel et l'expérience vécue, pouvant aussi bien enfermer dans les replis de son leurre, là même où elle vient de surgir, à même la "fissure de l'instant"
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A
La question du "traitement rétinien" ou du traitement par des modules corticaux divers , pose alors la question de la "collaboration", dans le "même réseau" global , qui s'identifie lui-même comme un , parce qu'il réussit en permanence à conserver une connectivité globale suffisante pour assurer sa propre pérennité, <br /> de multiples "sous-réseaux" , avec leurs identités partielles propres, réseaux partiels , ou "graphes neuronaux" , pour lesquels le réseau global est d'une certaine façon un "environnement" .<br /> <br /> Ces réseaux dynamiques partiels , peuvent momentanément et localement accéder à une "vie autonome" ( un "objet mental" ) "vivant" sa propre vie à l'intérieur du réseau global.<br /> Il me semble cependant qu'une condition fondamentale est ici un certain bouclage interne du réseau partiel sur lui-même par des "réafférences" .<br /> Ce qui est le cas pour le ou les systèmes visuels , si on inclut, au-delà de la rétine, les centres nerveux qui permettent le bouclage avec les mouvements oculaires.<br /> <br /> Dans le sens inverse , plus englobant, le réseau "individualisé" de notre "conscience personnelle" , entre en résonance avec les réseaux constitutifs de son environnement, réseaux du vivant, réseaux des autres "individualités psychiques" , réseaux techniques des machines, des systèmes de communication et de traitement automatisé de l'information.<br /> <br /> Nous pouvons donc très bien comprendre que certains sous-réseaux partiels de nos "psychismes personnels" entrent en résonance connective avec certains sous-réseaux d'autres personnes , sans forcément passer par une analyse explicite ou rationnelle consciente préalable de la part des "personnes concernées".<br /> <br /> De telles résonances peuvent alors apparaître au "réseau individuel global" comme une "affinité" , une façon de partager une même "impression", un même "état d'esprit" , etc. un même "objet mental" , alors même qu'on ne sait pas explicitement "dire" de quoi il est question ( par une identification symbolique dans un langage culturel préalable commun , hérité de l' expérience commune ou de la fréquentation d'une éducation ou de lectures , de parcours culturels voisins, etc.). <br />
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A
Nous pouvons partir de l'hypothèse que notre conscience individuelle personnelle est le fruit d'une connectivité de réseau dans lequel se pose et cherche à se résoudre en permanence un double problème :<br /> <br /> 1. Celui du "traitement" des conséquences de l' OUVERTURE de ce réseau sur un environnement , distinct de ce réseau , mais qui le "nourrit" et est donc indispensable à sa survie . Du point de vue théorique : conséquence du deuxième principe de la thermodynamique qui contraint un système vivant à être "ouvert" ... ou à mourir ... ou à être congelé , cristallisé dans une forme de "mémoire morte" provisoire attendant un environnement ou des "temps meilleurs" pour se réactiver .<br /> <br /> 2. le problème de l'identification du réseau lui-même par lui-même, de l' "identité" du système des "cartes" que le réseau trace de sa propre organisation interne, et qui cherchent à "boucler" en permanence la reconnaissance identique du "soi" du réseau , à travers toutes les transformations de ses cartographies et de ses mémoires résultant de son histoire de "couplage" avec l'environnement.<br /> <br /> 3. Un principe d'"économie" qui connecte les deux aspects précédents, suivant une logique assez simple à comprendre , du point de vue du traitement de l'information, principe qui ferait qu' il y aurait avantage à trouver des superpositions ( "matching" ) , entre les cartes que le réseau réalise de son environnement externe , et les cartes qu'il réalise récursivement de son propre fonctionnement interne bouclé.<br /> La gestion des "écarts" entre ces deux types de cartes ( "dehors" / "dedans" du réseau ) visant en permanence à la fois à relancer des écarts supposés maîtrisables ( prise de risque dans l'immédiat avec une hypothèse d'identité pérenne supérieure à découvrir ou à créer ), et à pouvoir précisément et suffisamment "intégrer" ces écarts dans les cartes et les référentiels de mémoire existants , de façon à permettre la "survie" actuelle - biologique, psychologique, sociale, culturelle, etc. - de l'activité même du réseau.
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