des méduses aux fenêtres
[ catégorie : lectures ]

De la lecture du dernier livre de Philippe Vasset, Carte muette (Fayard), indiquée et conseillée à plusieurs reprises - merci Bartlebooth et Berlol -, je n'aurais que de bonnes choses à dire mais je ne pense pas m'y étendre, ayant projeté aujourd'hui (aujourd'hui est déjà bien avancé) de terminer une note commencée voilà dix jours sur Auguste Herbin, de régler les lumières et chromies des photos de l'itinéraire-étalon, pourquoi pas de faire un étant donné ou un zéro battant ainsi que, dans la foulée, m'occuper des dernières images de fenêtres prises hier soir sur les boulevards proches de chez moi. Il n'y a à peine quelques jours que j'ai débuté cette série et le hasard - décidémment toujours objectif dans mon cas - me fait, dans le Vasset, noter un passage dont la proximité de ce qu'il évoque et de mon projet ne peut que m'encourager (la proximité du nom de Perec, également)
" igor@truck.net et luc@igc.fr semblent, comme nous, préférer au confort du cadastre, à la ville familière comme sa propre odeur, l'inhabitable, "l'hostile, le gris, l'anonyme, le laid" (Georges Perec, Espèces d'espaces).
Et aussi le transparent, le surveillé, le contrôlé, les judas, les caméras, le digicodes et les larges baies vitrées équarquillées, la nuit, sur l'intérieur des appartements. "
Il est difficile de rendre sur une si courte citation les changements de typographie qui font corps dans le récit avec l'alternance des modes de narration. Il m'est difficile de parler rapidement du livre de Vasset, sauf à simplement le conseiller. Et donner de manière découpée quelques petites impressions de la richesse que laisse cette lecture. Je vais plutôt arrêter là de patauger, on en parle ici, ailleurs également, pour plus il n'y a qu'à chercher, et il y a surtout à le lire.
J'ai ouvert hier soir (et jusqu'à sa moitié) Exemplaire de démonstration, du même auteur, où je retrouve avec curiosité et plaisir la géo(logico)poésie du langage de Vasset.