Vendredi 13 octobre 2006
Par cel - Publié dans : Vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 23 août 2006

" Tout renaît ! Le commerce des bestiaux va reprendre.
du Petit Centre de Limoges,
le 7 décembre 1888.

Tout renaît !  Sur le tympanon,
Sur l’ophicléide assassine,
Sur la peau de zèbre ou d’ânon
Et sur le hautbois qui dessine
Maints phantasmes de bécassine,
Hurlons - tel Pompignon Lefranc,
Tel un butor dans sa piscine :
Le commerce des veaux reprend.

Palmes ! Discours et gonfanon
Tricolore ! O la capucine
Que porte au creux de son fanon
La maîtresse chère à Lucine !
Elle est bovine, elle est porcine,
Elle raffole du hareng.
Son époux la nomme « Alphonsine » !
Le commerce des veau reprend.

Babouiné comme guenon,
Ce préfet chauve nous bassine.
Il parle, je crois, de Zénon
et déclame un vers de Racine.
Pour le guérir, quelle racine ?
Quel bézoard mal odorant ?
Dis-nous, Pasteur, quelle vaccine ?
Le commerce des veaux reprend.

ENVOI

Prince, notre soulas est grand !
Posez, devant claires fascines,
Belles spatules vervécines  :
Le commerce des veaux reprend."


Laurent Tailhade, Au pays du mufle.

 

(à Mauricette, bien sûr)

Par cel - Publié dans : Lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 4 août 2006

Le festival Mens Alors ! aura lieu du 7 au 12 août à Mens en Triève (38). Ci-dessous le programme condensé (lieux, tarifs et précisions sur le programme détaillé en pdf). J'y exposerai mon inventaire.


Lundi 7 août - Ouverture


14h30 Danse et préparation du bal d’ouverture.
18h00 Inauguration des expositions de Céline Brun Picard et Pierre Antoine
20h30 Grand Bal Rigodon - avec les Vibrants défricheurs et le groupe de danseurs folkloriques Lou Glouriou le Men

Mardi 8 août - Intimités/convivialité

10h30 Balade et musiques à Menglas
12h00 Créations / Mirtru Escalona Mijares + Qocbreq - création d'une pièce du compositeur vénézuélien par le trio Pantine (Marie Jouhaud, Leïla Bouazza et Charlotte Testu (voix, piano, contrebasse)) ; puis musique avec Guillaume Orti, Antoine Berland, Thibault Cellier, Rafaël et Pierre Quenehen…
16h00 Prologue d’une scène d’amour + Isä - Compagnie Juha Marsalo (création chez Carolyn Carlson, Théâtre Amateur Contemporain aux Laboratoires d’Aubervilliers…), avec Juha Pekka Marsalo, Simon Bellouard et Sarah Orselli
18h00 Paroles vives / apéro-poésie
20h30 Veillée de musiques et de textes - Théâtre musical : A mesure… Christine Bertocchi, Eric Chalan ; Théâtre : lecture itinérante d’Emmanuelle Cordoliani ; Musique de chambre avec la création du trio Pantine ; Chansons en solo avec Jean-Claude Brumaud des Barbarins fourchus

Mercredi 9 août - Contrastes

10h00 Rencontre avec Karim Sebbar et Alfred Spirli : impro de rue  - improvisateurs de l’étrange et du burlesque, les deux compères (danseur / percussionniste) nous invitent à construire une improvisation, un parcours
14h00 Conférence & débat sur la situation en Tchétchénie - par Mogamed Aliev et Suleyman Suleymanov

- Journée au château de Montmeilleur
16h00 Jardins électroniques - pièces de Luis Naon, Jean-Yves Bernhard et Mirtru Escalona Mijares, création pour batterie et électronique + Reverse (Orti/Sens/Olivesi)
19h00 Repas médiéval, puis spectacle Chrysanthèmes le long d’un torrent avec la Camera delle Lacrime - contes d’Andersen avec mise en gestes et musiques de tradition orale par le trio de Bruno Bonhoure, accompagné de Jean Luc Tamby (luth) et Karim Touré (percussions)
21h45 Pas moi de Samuel Beckett par Claire Aveline - pièce panique en quinze minutes
22h00 Bal médiéval avec Rouge ta chabette - hautbois traditionnels, percussions et danse

Jeudi 10 août - En piste au chapiteau

10h00 Balade et chants, karaoké intercontinental rustique avec Jonathan Pontier
12h00 Concert-rencontre avec les chanteurs de Christine Bertocchi
14h00 Musique d’intérieurs de Joan Eche Puig
16h30 Cirque et musique de rue - trois circassiens aux agrès divers (fil de fer, jonglage et BMX) rencontrent un violoniste, un accordéoniste et un percussionniste
18h00 Création in situ, Karim Sebbar et Alfred Spirli investissent l’espace public - création du spectacle imaginé avec ceux qui ont participé à la jam de la veille

- Ouverture du chapiteau
19h00 Apéro-chapiteau
20h30 Gaspard LaNuit
After Scène ouverte aux frères Alborghetti

Vendredi 11 août - Voyages étranges

10h30 Balade et danse
11h30 L’Oubli de la Cie Sylvain Groud - un couple de danseurs qui associe dans ses mouvements les handicapés de l’Ermitage
14h30 Jean-Sébastien Bach à la Maison de retraite - par Cyprien Busolini (alto) et Bogdan Nesterenko (accordéon)
16h00 Balade, chant et danse
17h00 Création aux anciennes usines des Eaux d'Oriol, Airs de cour (côté jardin), et Zone préocupée, solo de danse de Sylvain Groud - les airs de cour revisités par Evelyne Saunier (voix) et Charlotte Testu (contrebasse), puis chorégraphie de et par Sylvain Groud

- Soirée sous chapiteau
19h00 Apéro électronique au chapiteau - par Jonathan Pontier
20h00 uN mEC, uNE pORTE - avec le chanteur Han Buhrs en sextet free-rock avec trombone, guitare, baryton, basse et batterie
22h00 D’un chagrin j’ai fait un repos, court-métrage de Laetitia Carton
22h30 Clash électronique : Dr Thélonius vs DJ Pontier - acte III d’une résidence à Mens

Samedi 12 août - Journée de clôture

11h00 Jusqu’à quand, récit tiré de Mon père inventaire de Jean-Claude Grumberg - par Denis Quenehen (récit) et Rafaël Quenehen (saxophone baryton)
14h30 Pandit Mukesh Jadhav - grand maître des tablas
16h00 Bogdan Nesterenko - accordéoniste ukrainien
18h00 Créations dans les rues : Cie Ex nihilo et Marteau - les danseurs et danseuses marseillais et les musiciens lyonnais

- Soirée de clôture au chapiteau
19h30 Apéro au chapiteau
20h30 Zaragraf, Moussu T e lei Jovents et DJ Thélonius Phonk
Le quartet nîmois réunit la magie de chansons slovènes et d’envolées flamenca, le toaster et le guitariste de Massilia Sound System chantent sur des musiques blues, afro et caraïbes, DJ Thélonius présente un nouveau set entre fanfares, hip-hop et Tex Avery…

Par cel - Publié dans : Vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 28 juillet 2006

.

A l’opposée de la pensée unique, du soleil et le ciel sans filtre. En faveur de ce monde infini (de l’astre à moi dirigée plus ou moins vers le centre), démonstrations interactives
- au nadir des tentatives et préceptes réformistes
- à l’opposée des tentations de tout concept : l’assemblage, un humour dégradé et lecture que l’on souhaite en grande part analogique pour encourager
ce vieux refrain de la liberté revendiquée :
Grande et belle gitane engoncée dans une robe à corset, de toute pièce inventée par le chorégraphe, inassimilable à une exposition statique
indifférente à la maladie (du siècle), inusable quoique tournoyant, grande quantité de salive déversée
alentours [et plutôt salée : 1 aristocrate habitait le château, 2 résidents d’une demeure isolée, 3 sur la commune une école inhabituellement située, l’aile attenante disposant d’un amphithéâtre (l’aristocrate propriétaire actuel du terrain de l’impact)]
De même luminosité et saturation idoine
s’écoulent et sur moi, de massives préoccupations - « Votre actualité :
le choix [… roulette orientée sur le fun, monstre technologique serait très atteint donc … toutes couches visibles et les zones éclairées (d’intervention)] est une opération mécanique mais éclairée, ainsi de toute affaire de jugement »

- My computer, ligne sobre et fonctionnelle, pour la valorisation d’un amas qu’il unifie, et de loin en loin le lissage néo-classique
- Une chaise pour s’asseoir relax et observer, attendre, espérer les résultats, mais voilà ça ne peut coller (!!) M’entraînent au cœur même du mystère, au plus profond tel une sonde gastrique.

Par cel - Publié dans : Vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 22 juillet 2006

Etalement plante lent (non pas enracinement décor), l’eau seul inconvénient le changement constant, nous substances-mouvement, cordon pas
parce que non substrat, vraiment – « sans emploi ne dessine aucune texture sociale » - d’avantage vous-plante quand par aspiration elle se déploie, lente circulation je suis qui s’équilibrent : dans déchets étalement méfiant / comme défiant déchets étalement rampant
aspirent à assouplir et le dispositif (tant que dure son développement s’accompagne au passage d’un latéral contre)
et la permanence que l’on se figure :
à garder arrière-plan pour remontée plus tard possible
de ces racines comment le dire au plus près des apports au plus près volume et épaisseur du sol

Par cel - Publié dans : Zéro battant
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 1 juillet 2006

Karma son guide infaillible
(sans erreur il ajuste invisible et aveugle)
auteur-réalisateur d'une saleté moite surgit et met le feu au code.
Ici
ce qui s'évoque vite
est secondé d'une attente une morosité expectative elle se présente comme
ambiance, d’une violence plan-plan
toute l'immoralité de la mascarade contenue au final dans les expressions retenues, de combat, des personnages. A l'élection du meilleur faiseur à la surprise énorme des tenanciers du film notre époque se révèle ne plus en être à l'exécution propre
étique, des années que son nom immoralité est un reste, veilleuse se renflamme quand script atteint limites (politique).

Par cel - Publié dans : Zéro battant
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 17 juin 2006


" Le ciel devint violet. Le ciel devient violet : tout s’assombrit
et se rapetisse. Il y a comme un refermement, le vent
tourne plus court et les chants des oiseaux ont baissé d’
un cran tout de suite. Tu sens bien quand c’est,
mais c’est perdu dès que sentu. – Les chants de plus
en plus – lacunaires des oiseaux s’écrasent, dans les haies, les
fourrés. Sous les – caches de feuilles sèches. Plus personne ne peut
garder même une image mentale de ce qui, même une impression
véritable une « marque », de ce qui – s’en va et s’
était déjà en allé. Violâtres, violacés, les dieux de la nuit
se dressent accroupis – sont-ce nos dieux – sous l’orbe violet
de la soirée (*). Il sont violet foncé, ils se tiennent comme
des formes violettes dans le noir, dont on ne peut savoir
d’abord s’il s’agit de creux ou de bosses ;
immobiles et taciturnes sont-ils, mais il faut pénétrer leur monde.
Il y a, Patine-d’Enclume et Lourde-TSF-Grillée-Bien-
Carrée. Il y a Encolure-De-La-Grande-Limace-Orangée,
et : Le-Géotrupe-Vous-Jette-Distraitement-Un-Bonsoir. – Les Sombres-Créatures-
Qui-Voient-Depuis-La-Rue-Sombre-Les-Hommes-Braillards-Derrière-Les-
Vitres-Illuminées-Du-Café. Y a La-Mortaise-Manquante et à
l’autre bout de l’horizon, après toute la galaxie vue
en se faisant grincer la nuque, les orbes lourds, allons-y,
nos yeux globuleux vont parcourir tout cet espace dans la nuit ;
allons-y pour le grincement/ discal des cervicales ; et puis allons- 
y pour la crise de béri-béri : Grand-Mère-La-Poutre-À-
La-Mortaise-En-Moins. – Y a il : Le-Seau-Plein-D’
Eau-Perse-Avec-Une-Wassingue-Lovée-D’dans. – Et La-Taupe-Saignante-
Qui-Nous-Humecte-Le-Sein-De-La-Terre. Y a il :
Une-Vertèbre-De-Vache, et /Un-Objet-Nécessairement-Post-Concilaire-Non-
Identifié (ONPCNI) y a il Le-Fion (jamais on n’a
vu plus qu’un pan, de sa casaque : toujours s’esquiver,
jamais s’esquisser : c’est là et ça ne l’est
tout de suite plus) (ça disparaît sans être jamais apparu). (*) La
soirée – c’est un euphémisme en quelque sorte, il s’agit
en fait ne, de rien moins – que de l’Unique Éternelle
et Vraiment Grande, Soirée… qui fait une pente de l’Univers
tout entier. Comme la nuit s’était bien avancée on entendit
une musique : ballade épique de Bagrawat avec cithare jantar (Bhopa) Inde-
Rajasthan : Musiciens professionnels populaires, Socora Radio-France : C 580044 HM A
D D. Du coup, Enclume envoya une gerbe d’étincelles et
un son long, retenu, ou plutôt juste tenu, tenu juste à
la bonne hauteur, juste avec la force qu’il faut, bien ;
une force retenue, un son très pur, cavatine nue, toute seule ;
oui d’une pureté, un fa mineur : le principe de la
nudité. Comme quand une vierge vous est amenée et on la
fait monter sur une table pour se déshabiller elle doit se
dépouiller, dégoupiller, se dégobiller, et une suée terrible, elle doit se
montrer toute ; tous ses orifices tremblants en béent au lieu de
se rétracter ; eh bien ce qu’il y a de plus
nu, dans la nudité, n’est même pas que c’est
la pureté qui se trouve dressée toute nue ; ça n’est
pas même que cette beauté soit si déchirante non plus : mais
qu’une ait été choisie, distinguée… Oui, le principe de la
nudité, c’est cette solitude sacrificielle au milieu de tous les
gros yeux. / Alors l’œil vert de TSF s’est allumé.
Il y a eu un grésillement incroyablement bref, plaqué. Et Limace 
a eu un reflet d’or gras et un « schmack » - or
rouge et schmack gras, là (à un endroit). Puis les mandibules
de Géotrupe se sont dressées au-dessus de toute le Terre comme
des bois de cerf et il y a eu un brame où
tous nous toutes les foules, reconnûmes, du plus abruti des nains –
au plus haut génie, bizarrement, paradoxalement quand même le son même
de la concavité… Sombres-Créatures sur ce ont glapi, avec des jets
de phosphore ou de fluor par les coins des yeux des
traits, des tracés de fluor ou phosphore, quelque chose de ce
genre et alors – alors Mortaise ici et là frappée d’une
folle ubiquité, disons même mieux : d’une ubiquité panique -, partout tâchait
de se visser, comme un index sur une tempe, Mortaise a
cherché son trou. /Loin ailleurs, bien visible, Poutre passait train dans
la neige, épée dans son fourreau (vagina), avec une lenteur précise ;
au millimètre près, avec une lenteur exacerbée. – Vous ne pouvez pas
comprendre, ne vous pouvez pas / comprendre, proclamait la foule subjugée : Un
pavois pour moi ! un pavois pour moi ! criaient les plus détraqués ;
ou qu’au moins on présente ma tête sur un plat, 
à bout de bras… Il viendra un Héros, le fils de
la Nuit Éternelle et d’un ancien jour, et on va
l’appeler Bistre, et, voyez, c’est moi : qu’on tranche
mon cou pour le plat, le pavois ; je suis le fils
de la Mère Nuit et d’un jour de dans le
temps, insistait-il… Mais absolument personne ne l’écoutait. / Alors le
Seau passa, tintinnabule, luisant comme un mufle de bête de brume.
Il luisait, tintinnabulait, d’un gros son flasque, à cause de
son eau trouble et de sa lourde wassingue, et Sombres-Créatures, qui
étaient assises accroupies, là toutes noires dans le noir à part
leurs tracés de fluor, phosphore, elle l’injurient. Le traitent de
d’imbibé. /Il eut comme un sanglot de honte, un hoquet
de gros chagrin. « Et pourtant je passe et j’annonce – passe
et repasse, disant que quelque chose est en passe d’arriver. –
Et pauvre sot ! » qu’elles lui reclaquent, et toute la foule énorme
des hommes, tout ce concours d’êtres pullulant debout sur la
rotondité de la Terre, - même ceux qui étaient aux antipodes des
autres, tous mystéri.eusement voyaient les choses dans le même ciel : tout
le grouillement humain a ri, et chacun (a ri) ; et tout
aussitôt tous – et chacun – d’être écrasé par la honte d’
avoir ri. Cette honte. / Taupe grimpait, plaquée à la paroi du
ciel. On voyait son ventre frissonner, et ses mains en caoutchouc
qui s’accrochaient. De temps en temps elle les secouait comme
de dégoût, mais plutôt comme de dépit. « Et j’y pige
que dalle, j’y pige que dalle, qu’est-ce que
c’est que toute cette foutue verticalité ? » Vertèbre, se manifestant, dit :
« Je préfigure le soleil à naître. – Et moi je suis le
pape Jean 24 », ricana un imbécile / du mont d’hommes. ONPCNI,
oyant cela se tut comme il allait parler. Jeta à droite,
à gauche un regard de bête traquée, sous d’épais sourcils,
et se glissa sous la foule, avec une rare subtilité (au
sens de vitesse). Fion, grimpé sur un tertre, tâtait le ciel
fébrilement. Il tâtait, après il flairait le bout de ses doigts.
« Bon Dieu qu’il couine ! – mais c’est une muqueuse rectale ! »
Et il en paraissait convaincu. /Un grommellement nombreux accueillit cette stupide
révélation. Quelques voix se transformèrent en grosses araignées. Elle couraient sur
les têtes, aimées de tous. Quelques bras avaient jailli de la
masse, brandissant des torches électriques ; on tâchait de se rendre compte
- si c’était vrai que le ciel était une muqueuse, si
la chose était avérée et… comment, il pouvait se faire qu’
elle pût être possible… L’unanimité paraissait sur le point de
frémir, de décider et d’édicter… Mais un éboueur grosse voix,
un homme avec une grosse visière sur les yeux : « C’est
‘core eul Fion qu’il a raison. – TA GUEULE, EH, COUILLON ! »
répondit comme une rumeur, comme une mer, la bonne mer, la
Terre entière. " (…)
P. 17 à 22

Extrait du Chant 1 de Hölderlin au mirador, poème en vers hendéconymes d'Ivar Ch'Vavar, ed. Le Corridor Bleu, 2004.

Sur Ch'vavar, on peut trouver par exemple un gros article dans la Nouvelle Revue Moderne ; une présentation, une adresse pour s'abonner à L'Enfance, des commentaires à lire aussi, sur Pleutil - une autre adresse d'abonnement ici, c'est à 300 mètres ; des choses chez Remue.

Sur Cadavre Grand m'a raconté, et autour, on passera par SILO, Nathalie Quintane chez Sitaudis, Mauricette qui relaie sur le cnc, et aussi chez Remue, et encore dans la Nouvelle revue Moderne.

Ecrit en fumant du belge sur Zazieweb 
Chez Insanne : Ch'Vavar chante son oncle Schmitt (et le présente)

Par cel - Publié dans : Lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 5 juin 2006

Comment se la retourner contre elle quand on se sait coucou bon pour l’institution («la sienne contre la mienne «oh l'égarement»)

contre l'affadie (qui contre la nouveauté ?)
qui à chaque fois flanquée de récupération d'un vivre
(tension d'elle contre d'abord l'inventer)
est en secret salement une-une
contre les CONTEMPORAINS «la voici contre ses idoles»  d'elle (- à l’ordre du jour «on la met contre ses propres dents, Ensemble»)
---
- Esprits longtemps dilués dans le siècle pour reparaître et plus amènes dès lors que se concevant comme "de critique". Qui reprennent par exemple les schémas de l'antiquité (épure majuscule pour fort tempérament) y allient création pour la gloire et polémique pour sa défense, l'immédiateté de bon aloi pour s'affirmer transhistoriques (à tort), à plaidoyer pour un "hostile ouvert" - Faux-romantiques semi-indépendants modèle d'une grande aisance pour vous servir et d'une
élégance, éthique mais sans excès, s'expriment ; qui esquissent malgré belle volonté de mesure et de retenue les traits - c'est une approche, (l'élan, l'essor), le goût pour une approche, (l'attrait, l'élan) - caractéristiques de la courbe mal prise, quoique correctement soutenue par colonne ironique et deux petits palais (de part et d'autre) - heureuse.

Les tirant de dessous d'assises inflexibles, aux noirs et gris-dorés des soubassements du temple, l'illustre poète français né d'avant-guerre qui avait constamment, avec beaucoup de passion et de radicalité, lutté pour la popularité de son revirement de la langue, confia à la fin de sa vie, peu de temps avant sa mort, l'intégralité de ses archives - servir - puisque paraît que n'y avait plus ni romantisme, ni classicisme, que ne voulait point d’une modernité coupée du passé, avait opté pour un dérapage moderne à la. con. recherche duquel il se situe encore, précisémment au terme de sa pente stérile, enfin rompu à ces emmerdemments.
---
- Ils :
l'avaient déjà roquée contre un empire
- celle de contre les dents quand qu'elle eut bien fait «éclater le noyau» [- puisqu'il s'agit ici le plus souvent de la faire, elle-même, contre elle-seule. Contre cet intégrisme de l'assujetissement -] bon, ils : semblent maintenant avoir
perdu confiance en son avenir  : soutiennent que sa vitalité s'eff face
contre les préjugés qui prétendent é -
riger en un de goût divin - «qui se fait ?» - qui tu sais
---
ALORS,
comment ENCORE se la tourner contre elle ? ne contruser que la sienne propre ?
- comme si de l'appuyer fortement contre et la retirer vivement, en avant  ! (contre notre époque où elles toutes sont méprisées au profit de), de la nécessité restreinte (Vivre : sa tension contre ce constitué - son point placé haut contre les See also: DENTS ;
de dessus du menton, dents supérieures – VIVRE ,)
, cette tension ce stress  – suffisait.
---
 ; contre ce :
se demander... s'il s'agit vraiment... de «la» défendre
[contre une attaque extérieure ou contre l'«ennemi» bien connu d'elle (ah ah... quand bien même celle-ci contre une autre)] – ou bien...  d'«étendre les échanges»  :
...
- la nôtre la commune contre le ras de marée ;
- elle contre ce palais, comme pour répondre à : «elle contre son palais» («comme il est d'usage
la raccommoderons
chacun contre son palais en se reposant bien
dans l'engourdissement produit») ;
- elle-propre contre la-toute-contre (de-mes-idoles), et contre les idoles des pistolets un cahier et la sienne bien calés entre les dents, la langue, mais aussi contre celle-là qui se dit «justifier l'écriture dans une certaine note contre» ;
- sa propre contre une telle (jouer au dedans d'elle contre les victoires et les conquêtes)
- ...
---

---
ici «- ne pas le croire la retrouver comme à son origine ! (contre sa dénaturation par de l'abstraction de l'abstraction du raisonnement le rythme que celle-ci marquait contre)»

Et les ombres froides
Fortement de contre le palais
Prestement se retirent et regagnent la leur-
Propre, et toujours vivement contre -
Dans un tout petit souci d'un seul petit bruit d'elle

---
Nous à un bruit d'elle contre la porte on, se retournant vivement
presto la colle à soi pour la soigneusement
collant, la protéger contre le père et
[qui faisait claquer la sienne contre, qu'il avait eue contre des pistolets]
---
 douces frictions, de toute contre elle se détache enfin
 elle, contre les images vagues,. contre. le. Frambroyant, contre les souvenirs emprironnés

joue
t-elle contre la langue partagée (communauté, toujours toujours tension d'elle contre)
---
(mmm)mais
, la douceur de la sienne contre, mmm mais
mais en la re en la replaquant contre
fondent la sévérité de la nôtre et presque toutes les intentions théoriques «et d’abord en inventer une qui soit à nous*»
(- et qu'il conviendra de soigneusement brotéger
gontre les infruences les commodités
et chacune, contre ses pré-admissions pré-déterminations
- son usage : contre ces intimidations)

* contre les académismes, du ca–ca–o : se la faire bruyamment claquer avec

 

 
Par cel - Publié dans : Sans titre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 23 mai 2006

Il en a refait une contre sa négligence d'avant. Il l'utilise pour s'inscrire d'une autre manière (contre), se la caresse contre sa langue qui tourne dans sa bouche contre la langue de sa mère, la caresse contre sa langue, chaude et donnée (contre la dégénérescence contractuelle) et d'elle à elle, contre ce que fatalité engendre, «de l'insoutenable à la stupidité du monde», cette, contre la plastique usuelle - ou juste en dessous d'elle, contre les dents, dans le cœur, contre la plastique – rafraîchit à chaque fois dans le rafraichissement d’un vivre, contre-système.
---
Tendue, contre la plastique usuelle -
contre ce qui à chaque fois dans validation d'un vivre vous repose - tendu, contre sa dignité contre son délayage idéologique en chronique des autres – qu'est-elle contre l'oppression ? :
à défendre est-ce une conception vivante ?

- elle contre Victor (par exemple)
- la mienne contre votre œil de verre ?

 
Par cel - Publié dans : Sans titre
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 8 mai 2006

« Dear Robin,

     Tu trouveras ci-joint la première publication de la White Rabbit Press. La deuxième sera beaucoup plus belle.
     Tu as raison je n'ai plus besoin de critiques de mes poèmes, pris individuellement. Pourtant j'en ai encore envie. Mais c'est probablement par habitude, par une très vieille habitude. A mi-chemin dans After lorca j'ai découvert que j'étais en train d'écrire un livre et non une suite de poèmes et n'importe quelle critique d'un poème pris isolément est devenue soudain moins importante. Cela est vrai aussi de ces Admonitions que je t'enverrai dès que j'aurai terminé (il y en déjà 8 et il y en aura sans doute 14, y compris bien entendu cette lettre). 
     L'astuce, naturellement, était celle que Duncan avait découverte il y a des années et a essayé de nous apprendre – ne pas rechercher la perfection d'un poème mais laisser sa manière d'écrire suivre au moment même son propre chemin, explorer ou reculer mais ne se réaliser (s'enfermer) jamais entre les frontières d'un seul poème. C'est sur ce point que nous avions tort et lui raison, même s'il compliquait pour nous les choses en disant qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise poésie. C'est vrai – en ce qui concerne le poème pris isolément. Un poème isolé n'existe pas.
     C'est pourquoi tout ce que j'ai écrit autrefois (à l'exception des Elegies et du Troilus) me paraît infect. Ces poèmes ne sont nulle part. Ce sont des haltes d'une nuit, pleines (au mieux) de leur propre émotion mais n'indiquant aucune direction et à peu près aussi privées de sens que l'amour dans un bain turc. Ce n'est pas ma colère qui s'est mise en travers de ma poésie mais le fait que j'ai considéré chaque moment de colère comme quelque chose d'unique – quelque chose qui était destiné à être converti en poésie comme on change des devises. J'ai appris ça dans les départements de littérature anglaise de l'université (et aussi dans le département de littérature anglaise de l'esprit – ce grand bourbier qui guette au fond de chacun de nous) et ça a anéanti dix ans de poésie. Lis mes autres poèmes. Admire-les si tu veux. Ils sont beaux et idiots. Les poèmes doivent se faire écho sans cesse les uns aux autres. Entrer en résonance. Ils ne vivent pas seuls mieux que nous.
     N'envoie donc pas la boîte aux vieux poèmes à Don Allen. Brûle-la ou plutôt ouvre-la et pleurez Don et toi les livres enterrés en elle – les Songs against Apollo, la Gallery of gorgeous gods, les Drinking songs – livres incomplets, avortés, incomplets et avortés parce que j'ai cru comme tous les avorteurs que ce qui n'est pas parfait n'a pas de droit réel à l'existence. Les choses tiennent ensemble. Nous le savions – c'est le principe de la magie. Deux choses inconséquentes peuvent se combiner et devenir une conséquence. C'est vrai aussi des poèmes. Un poème ne doit jamais être jugé seul. Un poème n'existe jamais seul.
     Cette lettre est la plus importante de toutes les lettres que tu aies jamais reçues.

Love

Jack. »


Lettre de Jack Spicer extraite de la préface à son Billy The Kid, éditions L'Odeur du temps, 2005, dans une traduction de Joseph Guglielmi accompagnée du texte original (+ disponible depuis peu, l'intégralité des livres de Spicer : C'est mon vocabulaire qui m'a fait ça, trad. Eric Suchère, Ed. Le bleu du ciel. Quelques extraits ici).

++
- Présentation de Billy the Kid, par Guillaume Fayard
- Autres extraits de la préface
- Extraits du texte (en pages 17 - 18 - 19 du pdf)
- Les livres de Jack Spicer - C'est mon vocabulaire qui m'a fait ça, présentation chez Sitaudis
- Lecture de Billy the kid sur Ubu (mp3)
- Lectures à Vancouver sur Pennsound
- Page sur Spicer et extraits

Par cel - Publié dans : Lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 35 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Liens

Analyse d'audience   

- - - - - - - - - - - - - -

Contrat Creative Commons

Hormis les textes et images dont l'auteur est spécifié, le contenu de ce blog est la propriété de son auteur (Cel / Céline Brun-Picard) et est mis à disposition sous un contrat Creative Commons, pour une citation "note par note" ou pour l'utilisation d'extraits (en renvoyant, dans la mesure du possible, à l'url d'origine sur ce site). Cette mise à disposition ne s'applique ni à l'intégralité du contenu ni aux séries dans leur ensemble (contacter l'auteur par mail pour précisions ou demande d'autorisation).

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus